Share Politics http://share-politics.posterous.com Politics / Strategy / Information / Diplomacy posterous.com Sat, 11 Sep 2010 16:31:00 -0700 L'armée allemande prédit le pire une fois le pic pétrolier atteint http://share-politics.posterous.com/larmee-allemande-predit-le-pire-une-fois-le-p http://share-politics.posterous.com/larmee-allemande-predit-le-pire-une-fois-le-p


La rareté de l'or noir aura des conséquences majeures sur l'économie et la diplomatie de la première puissance européenne

Le " peak oil " (pic pétrolier), ce moment où la production de pétrole va commencer à diminuer, aura des conséquences considérables sur l'économie et la politique extérieure allemande. Telles sont du moins les conclusions d'un rapport émanant du département d'analyse stratégique de l'armée allemande, récemment dévoilé par le site Spiegelonline. Une révélation que ni l'armée ni le gouvernement n'ont souhaité commenter.

Ce rapport d'environ 90 pages n'est apparemment que la première partie d'une réflexion sur " les dimensions environnementales de la sécurité ". Il rappelle que la date à laquelle interviendra ce fameux " peak oil " continue de diviser les experts, qui sont, pour la plupart d'entre eux, juges et parties. Néanmoins, alors que la date de 2030 est souvent admise, le rapport estime qu'" il est probable que le "peak oil" intervienne autour de 2010 et que ses effets sur la sécurité se fassent sentir entre quinze et trente ans plus tard ". Tandis qu'Angela Merkel doit présenter, le 28 septembre, sa stratégie en matière énergétique pour l'horizon 2050, le rapport souligne que la raréfaction de pétrole " entraînera de grands risques systémiques pour l'Allemagne vu son implication dans la mondialisation, et ce quelles que soient les politiques énergétiques suivies ".

Contrairement aux crises liées dans le passé aux matières premières qui se sont traduites par des tensions régionales, le peak oil pourrait provoquer des tensions mondiales. En raison du rôle que le pétrole joue dans l'économie, notamment la chimie, sa rareté touchera l'ensemble des économies.

Réactions en chaîne

A partir de ce constat, les auteurs, dirigés par un lieutenant-colonel, passent en revue les réactions en chaîne qui risquent de se produire. A les lire, le pire est possible : les Etats producteurs de pétrole vont voir leur pouvoir accru ; l'importance prise par le marché va diminuer au profit de relations commerciales entre les Etats ; des pays qui ne se seraient pas préparés à l'avance pourraient faire faillite et, dans certains cas, la démocratie pourrait être en danger.

Dans ce cas de figure, l'Allemagne doit revoir sa politique extérieure. Comme les autres pays importateurs, celle-ci sera conditionnée par l'accès aux matières premières, notamment le fameux pétrole. Alors que ses deuxième et troisième fournisseurs, la Grande-Bretagne et la Norvège, vont rapidement voir leurs ressources pétrolières diminuer, Berlin n'aura d'autre possibilité que de se tourner encore davantage vers son premier fournisseur : Moscou. Entre la défense d'intérêts européens et la préservation des intérêts purement allemands, l'Allemagne va avoir une partie subtile à jouer. Le rapport recommande par ailleurs que les forces de sécurité européennes portent davantage intérêt à la protection de zones stratégiques comme le Maghreb où doit être lancé un immense projet international de captage d'énergie solaire.

Au Proche-Orient aussi, prévient le rapport, un rééquilibrage des relations avec les pays producteurs de pétrole comme l'Arabie saoudite et l'Iran pourrait se traduire par des tensions avec Israël.

Frédéric Lemaître

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Pourquoi l'Iran multiplie les annonces belliqueuses

L’express 23/08/2010

 

Une centrale nucléaire, un drone "bombardier", un test de missile, deux vedettes rapides et quatre sous-marins de poche... Que cache la pluie d'annonces iraniennes?

 

Une pluie d'annonces

 

Les communicants de Téhéran ne s'arrêtent plus. Depuis début août, c'est une pluie d'annonces qu'ils distribuent. D'abord, la marine iranienne a pris livraison de quatre nouveaux sous-marins de poche   susceptibles d'être utilisés dans le Golfe. Puis la mise en route de la centrale nucléaire de Bouchehr   a été annoncée et concrétisée, sous les auspices de Moscou, ce samedi. Peu avant, Téhéran diffusait les images d'untest de missile sol-sol Qiam d'une portée de 1500 kilomètres et qui, selon les médias, a des "aspects techniques nouveaux et une capacité tactique unique". 

 

Et ce n'est pas fini. Ce dimanche 22 août, Mahmoud Ahmadinejad a présenté avec fierté un drone "bombardier"   d'une portée de 1000 km et construit par l'Iran. Dénommé "Karrar" (assaillant, en persan), ce drone est "un messager de la mort pour les ennemis" mais reste "porteur d'un message de grandeur pour l'humanité", selon les mots utilisés par le président iranien. Et ce lundi, son ministre de la Défense a inauguré les lignes d'assemblage des deux vedettes rapides   , "Seraj" et "Zolfagar" (lire l'encadré) qui peuvent être équipées de lanceurs de missiles et déployées pour des missions de patrouille ou des opérations d'attaque.

 

Un phénomène cyclique

 

Cette vague d'annonces liées à son programme nucléaire ou à son arsenal militaire n'est pas la première pour Téhéran. Au cours de l'été 2008, par exemple, l'Iran procédait à une série de tirs de missiles dont l'un, de longue portée, avait les capacités d'atteindre le Golfe, Israël et une partie de l'Europe. Interrogé par LEXPRESS.fr,Bruno Tertrais, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique et chercheur associé au CERI, décryptait cette série: "L'Iran veut montrer qu'il est prêt en cas de confrontation militaire   ". 

Thierry Coville, spécialiste de l'Iran à l'IRIS, estime que ces récentes sorties "qui relève de la rhétorique national-populiste relèvent de la guerre de communication" à l'égard en particulier d'Israël et des Etats-Unis. "En réalité, l'Iran est loin d'être surarmé par rapport à d'autres pays. La part de l'armement et de l'armée dans le PIB iranien n'est pas extraordinaire. Téhéran distribue même assez facilement les exemptions pour le service militaire en ce moment." 

Le régime iranien a aussi tendance à vouloir jouer sur la corde de la fierté nationale   , comme ce fut le cas en février 2009, avec des avancées dans le domaine de la conquête spatiale. Cette fois, Téhéran insiste sur l'étiquette made in Iran que portent son nouveau drone et ses futures vedettes. Le drone en particulier constitue le "symbole du progrès de l'industrie de défense de l'Iran", selon le ministre de la Défense Ahmad Vahidi. 

Pour Thierry Coville, cet aspect est essentiel: "L'Iran veut diminuer sa dépendance en matière d'équipement. Cela coûte plus cher de produire que d'importer, mais il a les ressources humaines pour cela, des nombreux étudiants poursuivent des carrières scientifiques et l'Iran compte de brillants ingénieurs, y compris dans le domaine nucléaire." 

Et de poursuivre: "La République islamique d'Iran repose sur une importante industrie de défense et les forces puissantes des Gardiens de la Révolution et l'armée, avec sa force extrême, peuvent assurer la sécurité dans le Golfe persique, en mer d'Oman et dans le détroit d'Ormuz". Des références qui n'ont rien de fortuit. Car, par ces démonstrations de force et par son discours, Téhéran veut "être traité avec les égards dus à une puissance régionale   ", rappelait Vincent Hugeux, grand reporter du service Monde de l'Express, dans un chat avec les internautes de LEXPRESS.fr. 

 

Pourquoi maintenant?

 

L'Iran n'est pas insensible aux dates anniversaires ou à l'organisation de semaines spéciales... Cette vague précède d'ailleurs de peu la "semaine du gouvernement"   au cours de laquelle Téhéran met en avant ses dernières avancées technologiques. D'autres annonces pourraient donc suivre. 

Annonces qui permettent aussi d'occuper l'espace médiatique  , alors justement que l'on parle de l'Iran à cause de deux autres sujets: la condamnation à mort par lapidation de Sakineh Mohammadi-Ashtiani et le sort de trois Américains détenus depuis un an et qui font l'objet d'une enquête pour d'éventuelles actions contre la sécurité nationale. 

Plus important sans aucun doute, cette vague ne peut être dissociée du contexte diplomatique et des efforts internationaux pour renforcer les sanctions   à l'encontre de Téhéran, dont le programme nucléaire est soupçonné de dissimuler des visées militaires. Pour arriver en position de force à la table des discussions, et face aux Occidentaux qui n'excluent pas totalement la possibilité d'un recours à la force, l'Iran multiplie les démonstrations à but dissuasif. "Nous ne permettrons pas à une bande de criminels de créer l'insécurité. Ils [les Américains et les Israéliens, ndlr] ont dit que toutes les options étaient sur la table. Eh bien, nous disons aussi que toutes les options sont sur la table", a prévenu Mahmoud Ahmadinejad.

 

Mais en dépit de ce vocabulaire belliqueux, "les deux parties savent que la prochaine étape devrait être un nouveau round de discussions plutôt qu'une attaque militaire imminente", estime le Time. Attaque occidentale (venant des Etats-Unis ou d'Israël, selon des rumeurs qui occupent en ce moment la presse américaine) en laquelle la revue Foreign Policy ne croit pas: "Si étincelle il y a, c'est l'Iran qui en sera l'auteur, par un acte de terrorisme, le soutien aux insurgés en Irak ou en Afghanistan, ou par une provocation militaire dans le Golfe". 

Le Washington Post note enfin que Téhéran a étrangement peu célébré le lancement de la centrale nucléaire. Ainsi, le président iranien s'est-il abstenu d'assister à l'inauguration de ce site supervisé par l'AIEA et la Russie. Site qui ne représente pas de risque de prolifération, ont estimé samedi les Etats-Unis. La preuve, selon le quotidien américain citant un conseiller iranien, que Téhéran sait parfois faire "profil bas". Parfois seulement.

 

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Tue, 24 Aug 2010 23:21:43 -0700 choc http://share-politics.posterous.com/choc http://share-politics.posterous.com/choc

Illusion d'un monde unique

Les nouveaux symptômes du choc des civilisations


Qu'ont en commun les controverses entourant le projet de construction d'une mosquée à deux pâtés de maisons de Ground Zero, l'expulsion du Maroc de missionnaires américains en début d'année, l'interdiction des minarets en Suisse l'année dernière et la récente interdiction du port de la burqa en France ?

Ces quatre événements sont présentés par les médias occidentaux comme des problèmes de tolérance religieuse. Or ce n'est pas de cela qu'il s'agit. Ce sont en réalité des symptômes de ce que Samuel Huntington - 1927-2008 - , professeur à Harvard, appelait le " choc des civilisations ", et notamment celui entre islam et Occident. Pour ceux qui ne se souviennent que du côté frappant de la formule, il est utile de rappeler brièvement l'argumentation d'Huntington. Le monde de l'après-guerre froide était composé, expliquait-il, de grands blocs représentant sept ou huit civilisations historiques, parmi lesquelles les cultures occidentale, musulmane et confucéenne étaient prédominantes. L'équilibre des forces entre ces blocs, écrivait-il, est en train de changer. L'Occident décline en termes de pouvoir relatif, l'islam explose démographiquement et les civilisations asiatiques - notamment la Chine - sont en pleine ascension économique. Huntington expliquait aussi que l'on assiste actuellement à l'émergence d'un ordre mondial fondé sur les civilisations dans lequel les Etats qui partagent des affinités culturelles coopéreront entre eux et se regrouperont autour des Etats les plus puissants de leur civilisation. Les prétentions universalistes de l'Occident l'amènent de plus en plus à entrer en conflit avec d'autres civilisations, les plus graves désaccords étant ceux l'opposant à l'islam et à la Chine. Aussi la survie de l'Occident dépend-elle de la volonté des Américains, des Européens et des autres Occidentaux de réaffirmer le caractère unique de leur civilisation occidentale - et de s'unir pour la défendre contre sa remise en cause par des cultures non occidentales.

Le modèle d'Huntington, notamment après la chute du communisme, n'était guère populaire. L'idée en vogue était celle du titre de l'essai écrit en 1989 par Francis Fukuyama, The End of History and the Last Man (La Fin de l'histoire et le dernier homme, Flammarion, 1992), selon lequel l'ensemble des Etats finiraient par converger autour de la norme institutionnelle unique de la démocratie capitaliste libérale et ne se feraient plus jamais la guerre. Le pendant conservateur de ce scénario optimiste était le monde " unipolaire " où régnerait l'hégémonie incontestée des Etats-Unis. Ces deux visions nous promettaient un Monde unique. Le président Obama, à sa façon, croit en un Monde unique. Dans le discours qu'il a prononcé au Caire en 2009, il appelait à une nouvelle ère de compréhension entre l'Amérique et le monde musulman. Il évoquait un monde fondé sur " le respect mutuel et (...) sur la vérité selon laquelle l'Amérique et l'islam ne sont pas contradictoires et ne doivent pas rivaliser. Au contraire, ils partagent des principes communs ". Le président américain espérait que les musulmans modérés s'empresseraient d'accepter cette main tendue. Il ne resterait plus alors qu'à éliminer la minorité extrémiste, telle qu'Al-Qaida. Bien entendu, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Et le comportement récent de la Turquie constitue une illustration parfaite de la futilité de cette approche et de la supériorité du modèle d'Huntington. Selon la vision du Monde unique, la Turquie est un îlot de modération musulmane dans un océan d'extrémisme. C'est sur la base de cette analyse que plusieurs présidents américains successifs ont pressé l'Union européenne d'accepter d'intégrer la Turquie dans ses rangs.

Cette illusion vient de voler en éclats. Il y a un an, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan félicitait pour sa réélection l'Iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui n'avait conservé la présidence que grâce à une fraude manifeste. Puis la Turquie se rangea aux côtés du Brésil pour entraver les efforts américains visant à renforcer les sanctions imposées par l'ONU pour stopper le programme nucléaire iranien. Tout récemment enfin, la Turquie a sponsorisé la " flottille humanitaire " destinée à briser le blocus israélien de Gaza et à offrir au Hamas une victoire sur le plan des relations publiques. Certes, il reste à Istanbul des laïques qui continuent de révérer l'héritage d'Atatürk. Mais ils ne contrôlent aucun des ministères clés et l'emprise qu'ils exerçaient sur l'armée est en train de s'effriter. Aujourd'hui à Istanbul, on évoque ouvertement une " alternative ottomane " qui renvoie à l'époque où le sultan régnait sur un empire s'étendant de l'Afrique du Nord au Caucase. Si l'on ne peut plus compter sur la Turquie pour se rapprocher de l'Occident, vers quel autre pays du monde musulman peut-on se tourner ? Tous les pays arabes sauf l'Irak - une démocratie précaire créée par les Etats-Unis - sont dirigés par des despotes de tout acabit. Et les groupes d'opposition qui bénéficient d'un soutien significatif parmi les populations locales sont tous dirigés par des organisations islamistes, telles que les Frères musulmans égyptiens.

En Indonésie et en Malaisie, les mouvements islamistes réclament la généralisation de la charia. En Egypte, le temps d'Hosni Moubarak est compté. Et si les Etats-Unis soutiennent l'installation de son fils à la présidence, le reste du monde musulman aura tôt fait d'accuser l'administration Obama d'adopter deux poids, deux mesures - si l'on procède à des élections en Irak, pourquoi ne pas en organiser en Egypte ? Or en cas d'élections libres et transparentes, une victoire des Frères musulmans n'est pas à exclure. Algérie, Somalie, Soudan ? Il est difficile de citer un seul Etat à majorité musulmane qui se comporte en accord avec le scénario du Monde unique.

Le plus grand avantage du modèle huntingtonien des relations internationales est qu'il reflète le monde tel qu'il est, et non tel que nous aimerions qu'il fût. Il nous permet de distinguer nos amis de nos ennemis. Et il nous aide à identifier les conflits internes aux différentes civilisations, en particulier la rivalité historique entre Arabes, Turcs et Perses pour la domination du monde islamique. Diviser pour régner ne peut pourtant pas constituer notre seule politique. Nous devons prendre conscience que la progression de l'islam radical résulte pour une bonne part d'une puissante campagne de propagande. D'après un rapport de la CIA rédigé en 2003, les Saoudiens ont investi durant trois décennies au moins 2 milliards de dollars par an pour propager leur version fondamentaliste de l'islam. La réaction de l'Occident pour promouvoir sa propre civilisation a été négligeable.

Notre civilisation n'est pas indestructible : elle doit être activement défendue. C'est la principale leçon d'Huntington. Le premier pas pour remporter la victoire dans ce choc des civilisations est de comprendre la façon dont la partie adverse mène son combat - et de nous débarrasser de l'illusion du Monde unique.

Ayaan Hirsi Ali  

Ancienne députée néerlandaise

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Fri, 25 Jun 2010 01:40:41 -0700 « Israël-Gaza : Il faut sauver le soldat Shalit » http://share-politics.posterous.com/-israel-gaza-il-faut-sauver-le-soldat-shalit http://share-politics.posterous.com/-israel-gaza-il-faut-sauver-le-soldat-shalit Pourquoi tant d’émotion autour du soldat Shalit ? N’est-ce pas le lot des guerres de produire des prisonniers de guerre et le jeune caporal tankiste, enlevé en juin 2006, n’est-il pas un prisonnier parmi d’autres ? Eh bien non, justement. Car il y a des conventions internationales, déjà, qui régissent le statut des prisonniers de guerre et le seul fait que celui-ci soit au secret depuis quatre ans, le fait que la Croix-Rouge, qui rend régulièrement visite aux Palestiniens dans les prisons israéliennes, n’ait jamais pu avoir accès à lui, est une violation flagrante du droit de la guerre. Mais, surtout, surtout, il ne faut pas se lasser de répéter ceci : Shalit n’a pas été capturé dans le feu d’une bataille mais au cours d’un raid, opéré en Israël et alors qu’Israël, ayant évacué Gaza, était en paix avec son voisin ; dire prisonnier de guerre, en d’autres termes, c’est estimer que le fait qu’Israël occupe un territoire ou qu’il mette un terme à cette occupation ne change rien à la haine qu’on croit devoir lui vouer ; c’est accepter l’idée selon laquelle Israël est en guerre même quand il est en paix ou qu’il faut faire la guerre à -Israël parce que Israël est Israël ; et si l’on n’accepte pas cela, si l’on refuse cette logique qui est la logique même du Hamas et qui, si les mots ont un sens, est une logique de guerre totale, alors il faut commencer par changer complètement de rhétorique et de lexique. Shalit n’est pas un prisonnier de guerre mais un otage. Son sort est symétrique de celui, non d’un prisonnier palestinien, mais d’un kidnappé contre rançon. Et il faut le défendre, donc, comme on défend les otages des FARC, des Libyens, des Iraniens – il faut le défendre avec la même énergie que, mettons, Clotilde Reiss ou Ingrid Betancourt.

Otage ou prisonnier, peu importe : pourquoi tant de tintouin au sujet d’un homme seul ? pourquoi cette focalisation sur un individu « sans importance collective », un homme « fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui » ? Eh bien parce que Shalit n’est précisément pas n’importe qui – et qu’il lui arrive ce qui arrive parfois, dans les champs à haute tension de l’Histoire universelle, à des individus que rien n’y prédispose et qui deviennent, soudain, les capteurs de cette tension, les attracteurs de la foudre qui en émane, les points de rencontre des forces qui, dans une situation déterminée, convergent et s’opposent. Les dissidents de l’ère communiste étaient dans ce cas. Ou tels persécutés chinois ou birmans d’aujourd’hui. Ou, hier, telle humble figure bosniaque qu’une concentration sans égale d’adversités hissait au-dessus d’elle-même en en faisant une sorte d’élu à rebours. Ainsi de lui, Gilad Shalit. Ainsi de cet homme au visage d’enfant qui incarne, bien malgré lui, la violence sans fin du Hamas ; l’impensé exterminateur de ceux qui le soutiennent ; le cynisme de ces « humanitaires » qui, comme sur la flottille de Free Gaza, ont refusé de se charger d’une lettre de sa famille ; ou encore ce deux poids et deux mesures qui fait qu’il ne jouit pas du même capital de sympathie que, justement, une Betancourt. Un Franco-Israélien vaut-il moins qu’une Franco-Colombienne ? Est-ce le signifiant Israël qui suffit à le dégrader ? D’où vient, pour être précis, qu’il n’ait pas vu son portrait accroché, à côté de celui de l’héroïque Colombienne, sur la façade de l’Hôtel de Ville de Paris ? Et comment expliquer que, dans le parc du 12e arrondissement où il a fini par être exposé, il soit si régulièrement, et impunément, vandalisé ? Shalit, le symbole. Shalit, comme un miroir.

suite >>

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Fri, 25 Jun 2010 01:36:25 -0700 Le débat stratégique divise la Maison-Blanche et l'armée http://share-politics.posterous.com/le-debat-strategique-divise-la-maison-blanche http://share-politics.posterous.com/le-debat-strategique-divise-la-maison-blanche
Le débat stratégique divise la Maison-Blanche et l'armée
Par Laure Mandeville / lefigaro.fr 
23/06/2010 

Les mauvaises nouvelles venues du front, ces derniers jours, ont ravivé le conflit qui oppose les partisans de la «contre-insurrection» aux avocats de «contre-terrorisme».
 
L'affaire McChrystal met en évidence le débat qui n'en finit pas de diviser la direction américaine sur l'Afghanistan. Après avoir battu son plein à l'automne 2009, pendant la mise à plat stratégique menée par l'équipe de Barack Obama, il a rebondi ces derniers jours, à mesure que les mauvaises nouvelles parvenaient du front afghan. Ce débat oppose deux approches. D'un côté, les partisans de la «contre-insurrection», de l'autre ceux qui préconisent le «contre-terrorisme».
Depuis le succès de l'opération irakienne, les avocats de la contre-insurrection ont le vent en poupe au Pentagone. Regroupés derrière le secrétaire à la Défense, Robert Gates, le chef d'état-major, Michael McMullen, et le général David Petraeus, ils préconisent une stratégie ambitieuse dont le but n'est pas de tuer les «méchants» mais de sécuriser les populations en leur apportant la sécurité, avec la reconstruction économique et politique. L'idée centrale de cette stratégie largement inspirée de la «contre-insurrection» française en Algérie est qu'il est indispensable de «gagner la bataille des cœurs» pour isoler les insurgés talibans. Elle suppose un investissement massif en hommes et en moyens civils; mais aussi une persévérance dans le temps. La secrétaire d'État Hillary Clinton a défendu bec et ongles ce camp-là, apportant son soutien à McChrystal. L'autre camp, emmené par le vice-président Joe Biden, l'ambassadeur américain à Kaboul, Eikenberry, et le chef de l'Administration présidentielle, Rahm Emanuel, affirme que la contre-insurrection est en train de piéger l'Amérique dans une guerre sans fin. Pour Biden, cette stratégie est condamnée parce que l'ingrédient central de son succès - un gouvernement local fiable sur lequel s'appuyer pour la reconstruction civile - fait défaut. Le vice-président préconise donc de retirer progressivement le contingent américain et de garder sur place une force réduite capable de mener des opérations contre-terroristes à l'aide de drones et de forces spéciales contre les bases d'al-Qaida en Afghanistan et au Pakistan. Bien sûr, McChrystal n'a jamais exclu cet aspect-là de la guerre afghane, mais il a toujours affirmé qu'il ne pourrait suffire. Un retrait américain précipité entraînerait un retour en force des talibans et d'al-Qaida à Kaboul, avertissent les militaires.
Le président avait tenté de réconcilier les approches en acceptant le principe de la contre-insurrection mais en la limitant dans le temps. Pour lui, annoncer la date de l'été 2011 pour le début d'un retrait était une manière de mettre la pression sur ses militaires ainsi que sur une armée afghane censée prendre peu à peu le relais. Mais ce compromis n'a fait qu'attiser les craintes d'un départ précipité.

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Thu, 03 Jun 2010 09:02:08 -0700 Les drones dans le collimateur de l'ONU http://share-politics.posterous.com/les-drones-dans-le-collimateur-de-lonu http://share-politics.posterous.com/les-drones-dans-le-collimateur-de-lonu
Les drones dans le collimateur de l'ONU
LEMONDE.FR avec AFP et AP | 03.06.10 | 

Craignant l'enracinement d'une "mentalité de Playstation", Philip Alston, rapporteur des Nations unies pour les exécutions extrajudiciaires, a lancé mercredi un appel à l'arrêt des opérations que la CIA mène à l'aide de drones contre les extrémistes islamistes. Le recours aux avions sans pilote et à leurs missiles n'est, selon lui, justifiable que dans le cas où les individus visés ne peuvent être capturés et doit être réservé à l'armée régulière, dans le respect des lois de la guerre.

Les drones Predator et Reaper utilisés par la CIA au Pakistan et en Afghanistan ont fait "plusieurs centaines de morts", dont de nombreux civils, écrit-il dans un rapport de 29 pages qui doit être présenté jeudi au Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Les Etats-Unis font partie des 47 Etats membres du Conseil.

"Les agences de renseignement, qui, par définition, n'ont pas à rendre de comptes, hormis à leurs commanditaires, n'ont pas à piloter des programmes destinés à tuer des gens dans des pays étrangers", explique Philip Alston. "Comme les opérateurs se trouvent à des milliers de kilomètres du champ de bataille et qu'ils opèrent uniquement sur des écrans d'ordinateur (...), une mentalité de la "Playstation risque de s'installer en matière d'élimination", ajoute-t-il, évoquant la console de jeu de Sony. "Les frappes de drones sont essentielles", estime pour sa part Bruce Riedel, ancien officier de la CIA et à la Brookings Institution.

UN MILLIER DE PERSONNES TUÉES PAR LES DRONES DEPUIS 2008

Al-Qaida a annoncé mardi la mort de son chef en Afghanistan, l'Egyptien Moustafa Abou al-Yazid, considéré comme le numéro trois du réseau d'Oussama Ben Laden. Les zones tribales pakistanaises, frontalières avec l'Afghanistan, sont un bastion des talibans pakistanais alliés à Al-Qaida, le principal sanctuaire du réseau d'Oussama Ben Laden, et une base arrière des talibans afghans. La CIA y a considérablement intensifié, ces deux dernières années, sa campagne de tirs de missiles par ses drones. Depuis août 2008, 105 attaques de drones américains ont tué près d'un millier de personnes dans les zones tribales, selon les militaires pakistanais.

En mars, le conseil juridique du département d'Etat américain Harold Koh estimait devant l'association américaine du droit international (ASIL), que les pratiques ciblées conduites à l'aide de drones, étaient "conformes au droit de la guerre". L'administration a "revu avec soin", a-t-il dit, les procédures de désignation des cibles pour s'assurer qu'elles étaient en accord avec le droit international.

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Tue, 01 Jun 2010 15:01:16 -0700 de si paisibles ONG... http://share-politics.posterous.com/de-si-paisibles-ong http://share-politics.posterous.com/de-si-paisibles-ong

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Tue, 01 Jun 2010 06:27:14 -0700 Manuel de San Remo sur le droit international applicable aux conflits armés en mer http://share-politics.posterous.com/manuel-de-san-remo-sur-le-droit-international http://share-politics.posterous.com/manuel-de-san-remo-sur-le-droit-international
 31-12-1995  
Revue internationale de la Croix-Rouge no 816, p.649-694 
Manuel de San Remo sur le droit international applicable aux conflits armés en mer
Texte complet. Préparé par des juristes internationaux et des experts navals réunis par l'Institut international de droit

Navires de commerce neutres

67. Les navires de commerce battant pavillon neutre ne doivent pas être attaqués sauf:

a) si l'on peut raisonnablement croire qu'ils transportent de la contrebande ou qu'ils violent un blocus, et si, après sommation préalable, ils refusent clairement et intentionnellement de stopper ou s'opposent clairement et intentionnellement à toute visite, perquisition ou capture;

b) s'ils mènent des actions militaires pour le compte de l'ennemi;

c) s'ils se comportent en auxiliaires des forces armées ennemies;

d) s'ils sont intégrés ou collaborent au système de renseignements ennemi;

e) s'ils naviguent en convoi sous la protection de navires de guerre ou d'aéronefs militaires ennemis; ou

f) s'ils contribuent effectivement, de toute autre manière, à l'action militaire ennemie, par exemple en transportant du matériel militaire, et si les forces attaquantes ne sont pas en mesure de permettre aux navires de commerce de placer d'abord les passagers et l'équipage dans un endroit sûr. A moins que les circonstances ne le permettent pas, on doit leur envoyer un avertissement, afin qu'ils puissent modifier leur route, décharger leur cargaison ou prendre d'autres précautions.

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Tue, 01 Jun 2010 06:25:35 -0700 les deux erreurs de l'IDF (Ron Ben Yishai) http://share-politics.posterous.com/les-deux-erreurs-de-lidf-ron-ben-yishai http://share-politics.posterous.com/les-deux-erreurs-de-lidf-ron-ben-yishai

Gaza : un journaliste israélien pointe les "deux erreurs" de l'armée
Le journaliste israélien Ron Ben Yishai vient de publier un récit très complet de l'assaut mené ce matin par la marine israélienne contre la flottille pro-palestinienne, au cours duquel sans doute près de vingt personnes ont été tuées. On peut le lire ici en version anglaise. Ron Ben Yishai, qui travaille pour le grand quoditien Yedioth Aharonoth, s'appuie sur des sources militaires. Il est l'un des journalistes les mieux informés de son pays sur les affaires militaires. Ron Ben Yishai est l'un des héros du film d'animation "Valse avec Bachir" - on le voit entrer dans les camps de Sabra et Chatila.

En conclusion de son article - qui n'est qu'une version des faits - il pointe les deux erreurs commises par Tsahal. "L'erreur dans la planification de l'opération a été d'estimer que les passagers [du cargo Marmara] étaient vraiment des militants politiques et des membres de groupes humanitaires qui cherchaient une provocation politique, mais n'utiliseraient pas la violence brutale. Les militaires pensaient qu'ils auraient à faire face à une violence dans le style de Bilin [un village palestinien qui proteste pacifiquement contre la construction du mur de séparation]. A la place, ils ont eu Bangkok [référence aux récents évènements violents dans la capitale thaïlandaise]. Les forces qui ont débarquées des hélicoptères étaient peu nombreuses, à peine quelques douzaines, pas assez pour contenir un groupe important qui les attendait." Selon le journaliste, les commandos étaient équipés d'armes non-léthales lorsqu'ils sont arrivés sur le pont du bateau, par corde lisse. Devant la dégradation de la situation (deux blessés graves dans leur rang), ils ont obtenus l'autorisation d'ouvrir le feu avec leurs armes de poing.
L'assaut a été mené par la Shayetet 13 (13ème flottille), qui regroupe les commandos de la Marine israélienne.
"La seconde errteur provient du fait que les commandeurs n'ont pas pris assez au sérieux le fait qu'un groupe d'hommes attendaient les soldats sur le pont supérieur. L'auraient-ils pris au sérieux, ils auraient tirés des grenades lacrymogènes et fumigènes depuis l'hélicoptère pour créer un écran de fumée qui leur aurait permis de remplir leur mission, sans que les combattants tombent juste entre les mains des émeutiers, qui les attaquaient sévèrement".
Mauvaise évaluation de la situation, erreur tactique - tout était réuni pour le fiasco et le drame.
Ci-joint lien vers l'article de Ben Yishai : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3896796,00.html 


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Mon, 24 May 2010 14:52:03 -0700 Compromis russo-américains sur l'Iran http://share-politics.posterous.com/compromis-russo-americains-sur-liran http://share-politics.posterous.com/compromis-russo-americains-sur-liran
Compromis russo-américains sur l'Iran

Washington a fait des concessions pour obtenir le soutien de Moscou aux Nations unies. 

Les résolutions onusiennes sont généralement le résultat d'infinis marchandages entre les pays membres du Conseil de sécurité enclins à vouloir protéger leurs intérêts particuliers. Celle qui vise à imposer unquatrième volet de sanctions à l'Iran, actuellement négociée à New York, n'échappe pas à la règle. Une lacune volontaire dans le texte révèle une importante concession faite par l'Administration Obama à la Russie : les sanctions contre les armes ne concerneront pas la vente de missiles S-300 russes à l'Iran. Cette clarification a été faite ces derniers jours par Moscou et par Washington.

Selon le texte, l'embargo concerne huit catégories d'armes conventionnelles, incluant «missiles et systèmes de missiles tels que définis par le registre des armes conventionnelles de l'ONU». Or, si ce registre inclut les systèmes de défense de missiles sol-sol et air-sol, en revanche les systèmes sol-air tels que les S-300 n'en font pas partie. Le texte appelle juste à «la vigilance et la restriction  » en ce qui concerne les «autres armes».

La Russie, un «vendeur responsable»  

Les Russes avaient négocié ce contrat de vente évalué à des centaines de millions de dollars en 2005 avec l'Iran. Depuis, ils avaient évoqué toutes sortes de raisons pour ne pas remplir leurs obligations. L'Administration Obama veut croire que si le Kremlin n'a jamais franchi le pas, c'est qu'il est digne de confiance. «La Russie a amélioré son attitude vis-à-vis de l'Iran», a déclaré le porte-parole du département d'État, James Crowley. Le sénateur russe Mikhaïl Marguelov a, quant a lui, insisté sur le fait que la Russie était un «vendeur responsable», «pas intéressé par la militarisation du Proche-Orient».

Cette même Russie, dont plusieurs entreprises ont pourtant été accusées ces dernières années de soutenir le programme nucléaire et le système de missiles iraniens, peut se targuer d'une autre victoire. Les États-Unis ont annoncé vendredi - trois jours seulement après le lancement officiel des consultations sur l'Iran - la levée des sanctions américaines contre quatre de ces entreprises. En janvier déjà, deux autres avaient bénéficié de la même mesure. Il s'agit du bras armé du Kremlin, Rosoboronexport, de deux instituts et d'un bureau de design. Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, avait mis cette exigence sur la table à la dernière minute, alors qu'il avait déjà donné son feu vert au texte proposé par les Américains.

Les efforts de l'Administration Obama envers Moscou sont critiqués dans les deux camps politiques aux États-Unis, où l'on craint que les concessions aient des conséquences négatives plus graves que la résolution n'aura d'effets positifs sur l'Iran, si elle passe. L'ambassadeur à l'ONU sous George Bush, John Bolton, se demande «quels autres compromis» la Russie a-t-elle réussi à imposer à une Administration Obama manifestement «désespérée» .

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Sat, 22 May 2010 16:25:44 -0700 Obama et Hariri vont discuter du soutien syrien au Hezbollah http://share-politics.posterous.com/obama-et-hariri-vont-discuter-du-soutien-syri http://share-politics.posterous.com/obama-et-hariri-vont-discuter-du-soutien-syri

Obama et Hariri vont discuter du soutien syrien au Hezbollah

L'Orient-Le Jour, dimanche, mai 23, 2010

La question du soutien de la Syrie aux rebelles du Hezbollah sera au centre des discussions entre le président Barack Obama et le Premier ministre libanais Saad al Hariri lors de leur entrevue, lundi, a annoncé un responsable américain. M. Hariri se rend dimanche à Washington pour sa première visite officielle aux États-Unis, au cours de laquelle il rencontrera le président américain Barack Obama, avec pour toile de fond les craintes d'un nouveau conflit israélo-libanais. Selon des spécialistes, Obama devrait se montrer encourageant à l'égard de son hôte libanais plutôt que d'exiger de lui des résultats.

Le porte-parole de la Maison blanche, Robert Gibbs, a précisé vendredi qu'Obama et Hariri vont discuter "d'un large éventail d'objectifs mutuels concernant la souveraineté et l'indépendance du Liban ainsi que la paix et la sécurité régionales".

Les gouvernements libanais et syrien ont exprimé leurs craintes d'une possible attaque de la part d'Israël après que le président Shimon Peres a accusé Damas de fournir au Hezbollah des missiles Scud dont la portée menace l'État hébreu. La Syrie a démenti ces accusations. Plusieurs responsables américains ont exprimé leur scepticisme face à ces accusations israéliennes, tout en croyant que la Syrie a fourni des armes au Hezbollah. "Nous nourrissons évidemment de profondes inquiétudes concernant le transfert de missiles au Hezbollah depuis la Syrie vers le Liban", a dit un haut responsable de l'administration Obama devant la presse.

Un autre responsable a précisé que Washington pourrait demander à Hariri de poursuivre ses efforts en faveur d'une "paix régionale globale". Le coordinateur spécial des Nations unies pour le Liban, Michael Williams, avait signalé vendredi "que les récentes tensions dans la région diminuaient". Williams s'est entretenu avec Hariri à Beyrouth et exprimait sa satisfaction de constater de "chaque partie a baissé d'un ton dans les menaces".

Le chef du gouvernement libanais devrait essayer de convaincre l'administration américaine d'user de son influence sur l'État hébreu pour apaiser les tensions entre les deux voisins. "Le Premier ministre Hariri cherchera à obtenir des garanties de Washington contre une nouvelle aventure israélienne au Liban", a estimé Oussama Safa, directeur du Centre libanais des études politiques. "Il veut s'assurer que les États-Unis continuent à réfréner Israël et veut obtenir des garanties de sécurité." Pour M. Safa, si les États-Unis vont tenter d'apaiser les craintes arabes quant au regain de tensions au Proche-Orient, il est aussi probable que la Maison Blanche demande au Liban de mettre au pas le Hezbollah et de lutter plus efficacement contre le trafic d'armes à la frontière syrienne. "Je ne crois pas que l'administration américaine soit en position de donner à M. Hariri des garanties, mais elle lui fera certainement des demandes", a-t-il dit.

Obama et Hariri devraient également aborder la question des sanctions que Washington souhaite faire adopter par le Conseil de sécurité contre l'Iran, accusé de poursuivre un programme nucléaire à des fins militaires. Le Liban occupera à partir du 31 mai la présidence tournante du Conseil de sécurité.

Outre sa rencontre avec M. Obama, lundi, M. Hariri rencontrera plusieurs autres dirigeants américains ainsi que le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, a indiqué un responsable gouvernemental libanais. Mercredi, il doit s'exprimer devant le Conseil de sécurité de l'ONU, présidé par le Liban pour le mois de mai.

Le Premier ministre libanais, qui a rencontré plusieurs dirigeants arabes ces derniers temps, devrait également relayer leurs préoccupations régionales auprès de Washington.

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Tue, 18 May 2010 22:52:00 -0700 Le Qatar a proposé de renouveler les relations, Israël a refusé / Barak Ravid – Haaretz http://share-politics.posterous.com/le-qatar-a-propose-de-renouveler-les-relation http://share-politics.posterous.com/le-qatar-a-propose-de-renouveler-les-relation

Israël a rejeté à deux reprises la proposition du Qatar de renouveler les relations diplomatiques entre les deux pays et de rouvrir la représentation israélienne à Doha. Selon un haut fonctionnaire israélien, le Premier ministre Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, ont refusé en contrepartie de permettre au Qatar de mettre en œuvre une série de projets de reconstruction dans la bande de Gaza et d’y introduire des matériaux de construction.

Selon ce fonctionnaire, la quantité de matériaux que les Qatari ont demandé à introduire dans la bande de Gaza était bien supérieure à ce qu’Israël était prêt à accepter. « L’introduction massive de matériaux de construction qui servent au Hamas pour construire des bunkers et des positions destinées au tir de roquettes vers Israël est contraire à l’intérêt israélien », affirme-t-il.

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Sat, 15 May 2010 07:06:00 -0700 Middle East Media Research Institute (MEMRI) http://share-politics.posterous.com/middle-east-media-research-institute-memri http://share-politics.posterous.com/middle-east-media-research-institute-memri


 

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Sat, 15 May 2010 06:38:21 -0700 Ehud Barak : "Les propos provocateurs de certains ministres nuisent aux intérêts d’Israël" http://share-politics.posterous.com/ehud-barak-les-propos-provocateurs-de-certain http://share-politics.posterous.com/ehud-barak-les-propos-provocateurs-de-certain

Ehud-barak1

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a déclaré hier, devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, qu’Israël se trouve face à un processus inquiétant de friction dans ses relations avec les Américains, d’éloignement et d’augmentation de la tension et que c’est un processus inquiétant qui risque de détériorer encore un peu les relations avec les Etats-Unis. M. Barak a ajouté qu’Israël ne peut se permettre une telle situation et que le seul moyen d’inverser cette tendance est de présenter dans les mois à venir un plan diplomatique et que, pour cela, il faut élargir le gouvernement.

Le ministre de la Défense a évoqué aussi les pourparlers indirects avec les Palestiniens affirmant qu’une telle démarche n’est pas efficace et qu’il faut passer à des pourparlers directs. Les participants à la réunion ont cependant eu l’impression que la principale inquiétude d’Ehud Barak concerne les répercussions que pourrait avoir la détérioration des relations avec les Etats-Unis, Israël ayant besoin de l’aide américaine pour mobiliser les pays de la région face aux défis de sécurité qui s’annoncent.

C’est semble-t-il cette estimation qui a poussé Ehud Barak à s’en prendre vivement hier aux ministres qui tiennent des propos concernant les tentatives américaines de relance du processus de paix ou qui s’en prennent aux dirigeants de l’Autorité palestinienne. Cette offensive d’Ehud Barak fait notamment suite aux propos d’Avigdor Liberman qui déclarait hier au Haaretz : « Nous avons fait des gestes envers Mahmoud Abbas et, en retour, nous n’avons reçu que des gifles. Nous avons levé des barrages, gelé la construction et qu’avons-nous obtenu en contrepartie ? Ils continuent avec leurs accusations mensongères de crimes de guerre ».

Pour Ehud Barak, de telles attaques nuisent au processus de paix qui se trouve à un stade on ne peut plus délicat. Barak a également fait allusion au propos du ministre de l’Intérieur, Eli Yishaï, selon lesquels Israël continuera à construire dans les quartiers arabes de Jéursalem-est, malgré les demandes américaines. Le ministre de la Défense a déclaré que de tels propos n’aident pas Jérusalem et nuisent aux tentatives d’instaurer la confiance entre Israël et les Palestiniens. « Je propose à tout le monde, aussi bien les Palestiniens que nous, de faire preuve de prudence et de s’abstenir de déclarations à l’emporte-pièce et provocatrices. De telles paroles nuisent aux intérêts d’Israël face aux Etats-Unis et au monde. Ces propos risquent de faire apparaître Israël comme un pays qui rejette la paix et de porter atteinte à son statut international »./.

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Fri, 14 May 2010 16:07:00 -0700 Mahmoud Ahmadinejad en froid avec les gardiens de la révolution http://share-politics.posterous.com/mahmoud-ahmadinejad-en-froid-avec-les-gardien http://share-politics.posterous.com/mahmoud-ahmadinejad-en-froid-avec-les-gardien
 
Mahmoud Ahmadinejad en froid avec les gardiens de la révolution

Georges Malbrunot
14/05/2010 | Mise a jour : 20:38

Le président iranien tente de recadrer les pasdarans, afin de ne pas se faire dicter

Simple brouille passagère ? Ou réelles divergences de fond ? Inquiet de la toute-puissance des gardiens de la révolution, le président Mahmoud Ahmadinejad cherche désormais à recadrer ses alliés encombrants, dont le pouvoir n'a cessé de grandir, depuis son élection truquée en juin dernier. « Ahmadinejad veut rendre les pasdarans moins visibles  », commente depuis Téhéran un observateur de la scène politique iranienne, qui tient à rester anonyme. Depuis plus de deux mois, leur chef, le général Mohammad Ali Jafari, n'aurait pas été autorisé à s'exprimer publiquement. Son silence a été particulièrement remarqué lors des récentes manœuvres conduites par les pasdarans dans le golfe Persique.

Entre les gardiens de la révolution et le président de la République, les signes de tensions se seraient multipliés. Lors de son dernier grand discours consacré à la défense du territoire, Ahmadinejad n'a pas eu le moindre mot de reconnaissance envers cette armée idéologique, chargée de protéger un régime aujourd'hui fortement contesté de l'intérieur.

Dans son bras de fer, Ahmadinejad disposerait, pour l'instant, de la bienveillance du guide, Ali Khamenei, le numéro un à Téhéran. «Lors d'une récente cérémonie chez le guide, relève l'analyste, nous avons été surpris de voir que le chef des pasdarans n'était qu'au 4e rang dans l'assistance, alors qu'habituellement il se tient au côté de Khamenei. »

 

Image détériorée 

 

Même si les pasdarans ont peu participé à la répression qui s'est abattue sur les contestataires depuis bientôt un an, leur image s'est détériorée dans l'opinion. Signe de ce désamour : ces derniers mois, les jeunes Iraniens seraient beaucoup moins nombreux à s'enrôler dans la force révolutionnaire pour accomplir leur service militaire. Ils lui préfèrent l'armée régulière, restée en marge de la répression, que le régime cherche précisément à rassurer.

En un an, Ahmadinejad a pourtant multiplié les nominations de pasdarans dans les gouvernorats et dans les ministères, à tel point que les États-Unis ont dénoncé le risque de « dictature militaire». Mais aujourd'hui, «le président redoute que les gardiens se transforment en une armée pakistanaise ou turque qui finisse par lui dicter ses positions », estime l'observateur.

Alors que la contestation est loin d'être éteinte, les pasdarans peuvent constituer une alternative, à laquelle le guide Ali Khamenei pourrait recourir pour dénouer l'imbroglio. «Il n'est pas impossible que certaines franges des pasdarans exigent du guide qu'il destitue le président, si jamais le chaos s'installait et que la République islamique était mise en danger par l'incapacité du gouvernement Ahmadinejad », prévient l'universitaire Bernard Hourcade, spécialiste de l'Iran.

Ahmadinejad ne peut compter en effet que sur une partie seulement des gardiens de la révolution : les membres des services de renseignements, les miliciens bassidjis et les radicaux du mouvement Ansar Hezbollah, ceux-là mêmes qui sont chargés d'écraser dans le sang l'opposition depuis un an. Mais ces derniers, très influents sur le dossier nucléaire et qui devraient être la cible de prochaines sanctions onusiennes, ne vont pas se laisser marginaliser facilement. À la faveur des privatisations, leur poids économique ne cesse de croître. «N'oubliez pas également que leurs divergences portent essentiellement sur la manière de gouverner d'Ahmadinejad, tempère l'homme d'affaires, beaucoup de pasdarans lui reprochent surtout d'être complètement imprévisible."  

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Thu, 13 May 2010 05:03:26 -0700 Iran Sanctions: Why Does the U.S. Government Do Business with Companies Doing Business in Iran? http://share-politics.posterous.com/iran-sanctions-why-does-the-us-government-do http://share-politics.posterous.com/iran-sanctions-why-does-the-us-government-do
Iran Sanctions: Why Does the U.S. Government Do Business with Companies Doing Business in Iran? 
By Danielle Pletka 
Senate Committee on Homeland Security and Governmental Affairs 
Wednesday, May 12, 2010 


ABSTRACT 

Danielle Pletka, vice president of foreign and defense policy studies at AEI, testified before the Senate Committee on Homeland Security and Governmental Affairs. Her prepared remarks follow.


 

"Why does the United States government do business with companies doing business in Iran?" Simple answer: Because it can.

As the Department of Defense rightly noted in its commentary on the GAO report released today, the companies in question are qualified to bid on federal contracts and are not excluded by any U.S. law or regulation.

The New York Times reported earlier this year that 74 companies have done business with both the Islamic Republic of Iran and the United States Government over the past decade. Of those, 49 continue to do business there, according to the Times, and have no reported plans to stop their business with Iran. The GAO report makes clear that some of this business seems necessary for either logistical or financial reasons; fuel supplies, base building and similar endeavors can--though may not necessarily--limit the choices available to the Department of Defense. But among the benefits that some of these companies receive have been $4.5 billion in loan guarantees and loans from the Export Import Bank--loans, which the Bank's leadership insist were fully vetted with the Department of State and other administration players.[1]

It was only in December of last year--more than 13 years after the passage of the Iran Libya Sanctions Act--that Exim put in place a rule requiring borrowers to certify they have no operations in Iran's energy sector. (That they did so is a testament to Congressional pressure; as late as December 2008, Exim was suggesting that it is "generally prohibited from taking foreign policy considerations into account when making credit decisions".[2])

In terms of direct U.S. business, the total amount of U.S. government contracting going to these firms is not astronomical over five years: $879 million.[3] It's not peanuts--but it's not keeping most of these companies in business either.

The larger problem is that the United States government is for the most part indifferent as to whether beneficiaries of U.S. taxpayer dollars are doing business in Iran. And that is entirely in keeping with the underlying trouble: For the last decade and a half, the USG has not taken the Iran sanctions legislation passed by the Congress seriously.

Under the ISA, there is a full menu of measures available to sanction entities found to be doing business with Iran, which range from a slap on the wrist to punitive steps that could be "crippling" to a designated company. Indeed, Section 6 of the Act targets two of the focuses of recent articles and today's GAO report: The sanction in Paragraph (1) offers "denial of Export-Import Bank loans, credits, or credit guarantees for U.S. exports to the sanctioned entity;" and paragraph (5) offers a "prohibition on U.S. government procurement from the entity." Had there been designations in accordance with the Act by the Department of State, it would not have been necessary for the taxpayer to subsidize any of these Iranian business partners.

But since the passage of the Iran Libya Sanctions Act in 1996, only three companies taking part in one project have been designated for violating its terms. This occurred in 1998, and those sanctions were then immediately waived. At the time, Secretary of State Madeleine Albright stated that: "it is important to the national interest to waive the imposition of sanctions against the three firms involved. Among other factors, I considered the significant, enhanced cooperation we have achieved with the European Union and Russia in accomplishing ILSA's primary objective of inhibiting Iran's ability to develop weapons of mass destruction and support of terrorism."

In the wake of Albright's waiver, hundreds of companies poured into the breach, Russia stepped up nuclear cooperation with Iran and between 2000 and 2005, EU-Iran trade almost tripled.

In the years since the passage of ILSA, while numerous firms have done business in Iran's energy sector, no project bar the one example has merited more than an inconclusive and half-hearted investigation by the Department of State. The operative language in the law, as amended, states that: "The President should initiate an investigation into the possible imposition of sanctions under section 5(a) against a person upon receipt by the United States of credible information indicating that such person is engaged in investment activity in Iran as described in such section."

The operative word in that text is "should". An amendment to the law that would have required the President to make such a determination within a time certain was opposed by the White House, and was ultimately excluded from revisions to ILSA. Indeed, this is the history of what we now call the Iran Sanctions Act. Congress acts to force the Executive Branch to seriously pursue a stringent sanctions regime against Iran, and the Executive Branch--whether led by either a Democratic or a Republican administration--resists.

A brief review of the legislation's history under the last administration is instructive: After years of failed enforcement of the provisions of the original Act, ILSA was set to expire in 2001. That was fine with the Bush administration (I was in the briefings, and recall it well). Congress opposed expiration, and sought instead to tighten the Act's provisions, reducing the monetary threshold for designation of a sanctionable investment and requiring a report from the administration about the bill's implementation and effectiveness. The bill also changed the definition of investment to include amendments to existing contracts.

But the Congress's efforts to encourage administration implementation of the ISA were for naught. And the Bush administration was no more aggressive against firms investing in Iran than was the Clinton administration--the intervention of 9/11, Iran's own progress toward a nuclear weapon, the election of Mahmoud Ahmadinejad, and Iran's complicity in attacks on our troops in Iraq notwithstanding.

To be fair to the Bush administration, while the State Department continued to aggressively ponder the value of diplomacy with Iran, the Department of the Treasury began what has been the most successful efforts to isolate Iran since the mid-1990s, the financial sanctions effort led by Undersecretary Stuart Levey. Using provisions of the Patriot Act and Executive Orders targeting proliferators and sponsors of terrorism, Levey's office has designated more than 100 entities supporting Iran's illicit programs, and was the first in the U.S. government to initiate targeted efforts against the Iranian Revolutionary Guard Corps. Needless to say, his efforts have been dogged by reluctant foreign service bureaucrats since the beginning.

By 2006, it became clear to many in the Congress that the loopholes in Iran sanctions legislation sufficed to accommodate a State Department convoy driving through. The Iran Freedom and Support Act tried to close those loopholes, fund democracy activities in Iran and sanction companies transferring WMD and conventional weaponry. It also set a 90 day time limit on a sanctions determination--a clear Congressional response to State's failure to comply in good faith with the ISA. The House version of the bill was tougher still, with a ban on foreign assistance to countries whose nationals violated the terms of the bill and an amendment closing the loophole allowing subsidiaries of U.S. companies to operate in Iran.

The Bush administration opposed the stronger language with the stock claim that the bill failed to afford the President sufficient flexibility. As a result, a watered down version was ultimately passed--one that did not require a determination about violators, but notably did provide support for promotion of democracy in Iran (an activity largely discontinued by the Obama administration) and suggested the administration not conclude nuclear agreements with countries known to have provided nuclear technology to Iran. This last was a swipe at Russia, and yet another ignored signal. The Bush administration transmitted a so-called 123 nuclear cooperation agreement with Russia to the Congress in May of 2008, rescinding it in the wake of the Russian attack on Georgia three months later. The Obama administration reportedly retransmitted the agreement to Congress yesterday.

As members of this Committee are aware, Congress is once again considering legislation intended to strengthen and expand the Iran Sanctions Act. And once again, the Administration in power is seeking to weaken the provisions of this legislation. I note the familiar sounding plaint in Deputy Secretary of State Jim Steinberg's SAP letter on S. 908 in which he writes: "It is our hope that any legislative initiative would preserve and maximize the President's flexibility, secure greater cooperation from our partners in taking effective action, and ultimately facilitate a change in Iranian policies."

I understand that State is playing an active role behind the scenes in conference seeking to weaken key provisions of the new Iran sanctions legislation, including demands to create an exemption for so-called "cooperating countries," raise thresholds for sanctioning suppliers to Iran's gas refining industry, and finally keep open the loophole that allows the State Department to avoid serious investigations of ISA violators, and more.

There is no silver bullet to address Iran's nuclear weapons program. No single bill and no single set of sanctions can "deliver" the government of the IRI. But in light of this rather pathetic history of Executive Branch evasion, one may legitimately wonder what would have happened had the White House had less latitude to ignore decades of investment in Iran's energy sector.

Successive administrations will argue that the track record for discouraging investment in Iran is a good one. Indeed, by the count at AEI's IranTracker project, 18 companies have pulled out of Iran in the last couple of years, including some that are key to Iran's refining and energy production sectors. But I would suggest that many of those decisions have been prompted by aggressive divestment legislation now passing in U.S. states (and I commend Representative Ted Deutch for his outstanding leadership on divestment), the terror-free investment movement, Iran's own mafia-like business environment, growing fear of an Israeli military strike and changing perceptions in European countries (several of which now see themselves as tougher on Iran than the Obama administration).

Looking at the list of companies that have reportedly ceased business in Iran, it is striking that the vast majority--13--are located in the U.S. or Europe. Attitudes have not changed elsewhere, and between April 1, 2001 and today, our IranTracker team has identified new international energy deals with Iran that include:

  • Iranian and Venezuelan plans to launch a joint are to launch a refinery in Syria, including a joint company to take advantage of oil deposits in third countries.

  • Continuing discussions about a new pipeline between Kuwait and Iran (Kuwait and Iran have discussed building a 570-kilometer pipeline that will carry Iranian gas to Kuwait. Negotiations continue, and the final terms of the deal have not been finalized.)

  • A uranium deal between Iran and Zimbabwe (A mutually beneficial deal for both nations, Zimbabwe will reap the economic benefits of increased export trade with Iran. Iran will utilize the uranium for its nascent nuclear program and replenish its diminishing stockpiles of the material.)

  • An increase in Turkmen gas exports to Iran.

Moreover, as the pattern of overall investment in Iran shifts away from our European allies toward less responsible stakeholders in the international system such as China, there will be continuing opportunities to implement the Iran Sanctions Act--and a growing imperative to do so.

The General Accounting Office has cautioned that its standards do not equate to a determination by the Department of State. Fair enough. Determinations by State will need to be careful; companies should be required to certify that they are not engaged in sanctionable transactions with Iran under the ISA. If they are not asked, they will certainly never tell.

Your efforts, Mr. Chairman, and those of your colleagues who have pursued the question of U.S. indirect subsidies to Iran and more effective sanctions legislation, are the beginning of an important process. We can no longer rely on the good faith of a well-intentioned Executive to ensure that Iran is isolated using all means available. Rather, it must be the Congress that sets the agenda, identifies the problems, closes the loopholes and guarantees enforcement of the law of the land.

Thank you.

Danielle Pletka is the vice president of foreign and defense policy studies at AEI.

  1. Letter to Senator Jon Kyl from James Lambright, Chairman and President, Export Import Bank, December 2, 2008

  2. Ibid.

  3. GAO Report, May 2010, Firms Reported to Have Commercial Activity in the Iranian Energy Sector and U.S. Government Contracts

 
 

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Tue, 11 May 2010 11:29:00 -0700 à propos du savant Iranien mort dans une explosion de voiture en janvier 2010 http://share-politics.posterous.com/a-propos-du-savant-iranien-mort-dans-une-expl http://share-politics.posterous.com/a-propos-du-savant-iranien-mort-dans-une-expl

iran-proche-orient.m4v Watch on Posterous

Journal du 10 mai 2010

Jacques Benillouche est journaliste indépendant Israélien et écrit notamment pour slate.fr

 

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Fri, 16 Apr 2010 00:00:00 -0700 Le boycott d'Israël est-il de gauche ? par Eric Marty http://share-politics.posterous.com/le-boycott-disrael-est-il-de-gauche-par-eric http://share-politics.posterous.com/le-boycott-disrael-est-il-de-gauche-par-eric

Israël est le seul Etat au monde à être menacé d'anéantissement physique de la part de puissances ou de factions étatiques (Iran, Hezbollah, Hamas…). Ces menaces ont pour arrière-fond dans les pays musulmans en paix officielle ou en paix armée avec lui (Egypte, Liban, Syrie…), une propagande antisémite systématique, soutenue ou tolérée par les gouvernements, et qui vise, avec une rare violence, à faire du "complot sioniste" l'unique responsable de tous les maux intérieurs (la mode du "heavy metal", l'homosexualité, les pénuries de toutes sortes, la crise financière…)

 

Désormais, et avec une nouvelle intensité depuis la guerre de Gaza, s'ajoute le projet d'un boycott d'Israël en Europe, idée qui est devenue à ce point familière qu'elle trouve un écho favorable tantôt passif, tantôt actif dans des partis politiques français, comme le Parti communiste ou les Verts. Le mot d'ordre, il est vrai, n'est pas toujours assumé, mais, d'une manière peut-être plus dangereuse, l'idée s'est transformée en une sorte de lieu commun, latent à une certaine opinion de gauche, toujours avide de nouveaux objets susceptibles de satisfaire son aspiration à la sainteté.Notons que, tout comme pour les menaces d'anéantissement militaire ou pour le flot paranoïaque d'imputations criminelles, Israël est, à l'heure actuelle, le seul pays au monde, à bénéficier, en Europe, du projet de sa mise au ban des nations, et de son exclusion radicale des échanges économiques, commerciaux, culturels, techniques, universitaires. Ni la Chine, ni la Russie, ni l'Iran, ni tous ces autres pays où règne l'oppression la plus extrême, où la liberté d'expression est soit totalement bannie, soit trop dangereuse pour être pratiquée, où l'exploitation économique des masses est sans limite, où la discrimination raciale, sexiste, ethnique, politique est la norme naturelle aux yeux des gouvernants et des castes majoritaires, ne font l'objet d'un mouvement militant du genre de celui qui aujourd'hui vise Israël.

La lecture d'Internet montre à quel degré de criminalisation systématique Israël est aujourd'hui porté, et pose une question. Qu'est-ce que la gauche a à voir avec un boycott qui est essentiellement l'otage de mouvements pour qui le mot "émancipation", le mot "liberté", le mot "égalité" sont des mots bannis ? Il n'est pas vrai que l'Etat d'Israël pratique l'apartheid de près ou de loin à l'égard des Israéliens d'origines musulmane, druze, bédouine, chrétienne. Ceux-ci ont les mêmes droits politiques, sociaux, sanitaires, économiques, éducatifs que les juifs. S'il y a des inégalités, celles-ci sont conjoncturelles et démenties par de nombreux contre-exemples. Et bien sûr, et contrairement à ce qui se passait en Afrique du Sud, Arabes et juifs prennent les mêmes transports en commun, se transfusent le même sang, et ont des rapports sexuels qui ne sont soumis qu'aux préjugés culturels, familiaux et claniques qui règnent sans doute moins chez les juifs que dans les autres communautés. Il n'est pas vrai que la barrière, ou le mur, de séparation relève d'une politique de discrimination : les faits parlent d'eux-mêmes ; depuis sa construction, les attentats criminels commis par des kamikazes fanatisés sont désormais impossibles ; et c'est dans cette heureuse impossibilité que le "mur" trouve son unique fondement. Il n'est pas vrai qu'Israël ait commis des crimes contre l'humanité à l'égard des populations palestiniennes lors de la guerre de Gaza : aucun soldat israélien n'a commis de viols, de meurtres délibérés de civils, d'assassinats de masse comme il s'en est fait au Congo, en Tchétchénie, au Soudan, pour ne parler que d'exemples récents. Et si les pertes civiles israéliennes se sont révélées bien moindres que les pertes civiles palestiniennes, c'est tout simplement que les responsables israéliens, soucieux de la vie de leurs compatriotes, ont mis en place des systèmes d'alerte et d'abris, tandis que, de l'autre côté, les miliciens du Hamas, dans la logique de leur conception terroriste du combat politique, ont sciemment exposé les populations civiles en s'abritant derrière elles. S'il y a eu des crimes de guerre, c'est que la guerre est criminelle, et qu'aucune armée, même l'armée israélienne, qui la plupart du temps a pris mille précautions pour prévenir les civils des bombardements, par SMS, par radio, ne peut éviter les crimes. 

La politique actuelle du gouvernement israélien n'est pas une bonne politique, même si, il ne faut pas l'oublier, jamais la Cisjordanie n'a connu une évolution politique et économique aussi prometteuse. Pour autant le gouvernement israélien ne fait aucun crédit à la paix. Ce n'est pas seulement la pression de tel ou tel minuscule parti religieux qui en est la cause, c'est à l'évidence le manque de vision du premier ministre israélien. Israël mérite-t-il pour autant une politique de boycott ? Non. Car boycotter Israël serait non seulement en faire un Etat criminel, ce qu'il n'est pas, mais l'unique Etat criminel de la région. Ce serait sanctionner de manière démesurée un peuple et un Etat au prétexte d'une politique gouvernementale ponctuelle, quand bien même ce peuple et cet Etat ont su, par le passé, montrer, en restituant le Sinaï et Gaza, qu'aucun projet colonial ne pouvait leur être imputé comme fait de structure. Le boycott relève, si l'on se place d'un point de vue politique responsable, d'une profonde myopie politique : c'est, en fait, livrer Israël aux forces et aux Etats criminels qui l'entourent, sous le seul prétexte qu'il se défend trop maladroitement ou trop agressivement face aux menaces de destruction. Lors des dernières élections régionales, certains ont été choqués de voir qu'un mouvement d'extrême gauche, le NPA, présentait une candidate qui portait le voile, affirmant par là sa foi musulmane. Mais personne n'a apparemment prêté attention au fait qu'elle portait également un keffieh autour du cou et qu'elle avait expliqué que son adhésion au NPA avait pour origine la campagne "antisioniste" de boycott à l'égard d'Israël. En votant pour cette candidate, votait-on pour le voile ou pour le keffieh ? Pour l'égalité entre les peuples ou pour la stigmatisation du seul Israël ? Pour les deux en même temps ? Un tel fait est profondément allégorique. Le boycott, c'est cela. C'est prendre avec le keffieh, le voile, ou inversement le voile avec le keffieh. C'est, dans une sorte de pure adhésion à un clan, se refuser à penser politiquement une situation qui est essentiellement politique. C'est en s'identifiant par le boycott à un acte symbolique massif et grégaire, faire d'Israël l'unique bouc émissaire d'un conflit qui, ne l'oublions pas, a entre autres pour enjeu son élimination de la surface de la Terre.


Eric Marty est écrivain, professeur de littérature contemporaine à l'université Denis-Diderot, Paris VII

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Sat, 24 Jan 2009 09:58:36 -0800 "We will defeat you!" http://share-politics.posterous.com/we-will-defeat-you http://share-politics.posterous.com/we-will-defeat-you Moment assez fort du discours de Barack H. Obama lors de la cérémonie d'investiture du 20 janvier 2009.

"We will not apologize for our way of life, nor will we waver in its defense. And for those who seek to advance their aims by inducing terror and slaughtering innocents, we say to you now that our spirit is stronger and cannot be broken -- you cannot outlast us, and we will defeat you."

Traduction [de l'anglais par Ariane Corbin-Favier, sur cette page du journal LeMonde] :

"Nous n'allons pas nous excuser pour notre mode de vie, nous le défendrons sans relâche, et à ceux qui essaient de réaliser leurs objectifs en propageant la terreur et en massacrant les innocents, nous disons : à présent, notre résolution est plus forte et ne peut pas être altérée.Vous ne pourrez pas nous survivre, et nous allons gagner."

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Fri, 16 Jan 2009 19:32:00 -0800 Guerre au Proche-Orient et publicité sur Internet http://share-politics.posterous.com/guerre-au-proche-orient-et-publicite-sur-inte http://share-politics.posterous.com/guerre-au-proche-orient-et-publicite-sur-inte

Google Adwords est le fameux système qui permet de faire de la publicité sur Internet par achat de mots-clefs. Les mots-clefs ciblés permettent l'achat d'annonces sur le moteur de recherche, vous les avez tous vus dans la colonne de droite quand on affiche un résultat sur Google. Il est également possible de diffuser ces annonces sur le réseau de contenu de Google, c'est-à-dire sur les blogs et autres sites Web qui affichent de la publicité dans leurs pages. C'est le cas du quotidien Israélien Haaretz. Petite mésaventure pour le journal qui s'est vu faire de la pub involontairement pour un site prônant la Shari'ah, comme en témoigne cette copie-écran :

Media_httpwwwpasdehas_csokj


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