16 · 01

Guerre au Proche-Orient et requêtes sur Internet

Google trends est un outil qui permet de visualiser les volumes de requêtes sur le réseau de Google en fonction du temps et des pays. Par exemple, on peut lui demander de nous afficher ce volume de recherche sur le terme "Obama" en France pour l'année 2008. Ce qui donne :

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On voit donc clairement que sur Google.fr, il y a eu un pic de recherche en octobre 2008, témoin de l'intérêt soudain des Français pour les élections Américaines. Intéressons-nous maintenant à la guerre qui sévit au Proche-Orient entre Israël et le Hamas. Sur les 30 derniers jours, on peut visualiser, au niveau mondial et en comparant les termes "Hamas, Israël, Gaza, Sderot", le graphe suivant :
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Vous pouvez cliquer sur l'image pour l'aficher en plus grand et vous y constaterez comme moi la progression très nette des demandes relatives à "Israël", "gaza" et "Hamas".

"Sderot" récolte un zéro requête bien étrange...

5 · 12

Un site Israélien pour promouvoir le Coran

Le site Quranet.net, lancé par un professeur Israélien (Ofer Grosbard) et des bédouins, vient de paraitre. Son objectif : être un "pont" entre l'Islam et l'Occident. Ofer Grosbard : "Nous essayons de transformer le Coran en un outil moderne, pour que chaque personne puisse trouver un réponse Coranique aux questions (et quêtes, NDB) modernes, du point de vue de la psychologie et de l'éducation. Je trouve l'entreprise assez noble, osée, en tout cas remarquable... Source : CNN, Israeli Web site advises using wisdom of Quran Ressources : Coran - Wikipedia
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page du Coran venant d'Andalousie
1 · 12

États-Unis : nominations

Sur le blog du nouveau Président des États-Unis (Change.gov: The Obama-Biden Transition Team), sont parues aujourd'hui 1er décembre quelques nouvelles nominations : Hilary Clinton, Secrétaire d'État des États-Unis (United States Secretary of State), l'équivalent du ministre des Affaires étrangères en France. Eric Holder, Procureur général des États-Unis (Attorney General), l'équivalent du ministre de la Justice.

Janet Napolitano, Secrétaire d'État de la Sécurité intérieure des États-Unis (Secretary of the Department of Homeland Security), l'équivalent du ministre de l'intérieur. Ce "ministère" est nouveau (créé en 2002 par G. Bush suite aux attentats du 11 septembre) et il est au coeur du USA PATRIOT Act.

Susan Rice, Ambassadeur auprès de l'O.N.U. (Ambassador to the United Nations).

General Jim Jones, Conseiller national pour la sécurité (National Security Adviser).

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4 · 11

Hope obviously hope ?

La vague démesurée d'espoir qu'a suscité l'élection de Barack Obama sera à la mesure de la déception qui s'en suivra...

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25 · 08

L'Iran et la bombe

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- " Les Nations-Unies demandent à ce que nous stoppions l'enrichissement de l'Uranium, que répondre? "

- "Je suggère de faire décoller notre réponse"

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"Soyez en sûr, notre programme nucléaire est pour les civils" "Et surtout les civils Israéliens"

23 · 08

Israël n'est pas le seul responsable du conflit, par Jean-Marc Dreyfus

Réponse à l’article d’Etienne Balibar et de Jean-Marc Lévy-Leblond, paru dans Le Monde du samedi 19 août. à lire ici : http://www.lemonde.fr/archives/article/2006/08/22/israel-n-est-pas-le-seul-responsable-du-conflit-par-jean-marc-dreyfus_805345_0.html
23 · 08

Sergueï (3ème épisode)

À lire sur cette affaire: la lettre ouverte de Luc Rosenzweig à Robert Solé, Médiateur au journal "Le Monde" " Mon cher Robert, Tu voudras bien, j'espère, me pardonner de m'adresser à toi coram populo et d'utiliser pour ce faire ce tutoiement qui était de règle dans la longue période où nous fréquentâmes les mêmes couloirs des divers locaux occupés, au cours des dernières décennies, par le journal "Le Monde". Il s'agit d'un dessin de Serguei paru en page 2 de l'édition de ce journal datée du 26 juillet 2006 :
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Est-il utile d'en faire l'analyse ? La surcharge de signifiants qu'il véhicule a le mérite de rendre superflue toute controverse sur son évaluation : ce dessin est purement et simplement antisémite. Un brodequin sanglant dont le laçage forme l'étoile de David semble se soulever après avoir écrasé un homme en position de crucifié christique sur un cèdre libanais ; ce Christ étant d'ailleurs plus celui du Da Vinci Code que de celui des Evangiles, puisqu'il est suivi dans son funeste destin par femme et enfant. Comment ne pas mettre cette image en regard de la persistante accusation de "déicide" lancée pendant des siècles par l'Eglise catholique contre le peuple juif, dont Jean Paul II a débarrassé, fort heureusement, la doctrine romaine ? " Lire la Suite à l'adresse http://www.desinfos.com/article.php?id_article=5587>>
20 · 08

Uri Grossman - ורי גרוסמן

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Uri Grossman, le fils de l'intellectuel Israélien David Grossman avait vingt ans, il est mort pendant cette guerre. Son père lui a écrit une lettre d'adieu que Le Monde a publiée. Avant que la lecture en ligne de cet article ne soit plus possible, je l'ai reproduit sur une page internet. La voici:

 

" Mon cher Uri, Voilà trois jours que presque chacune de nos pensées commence par une négation. Il ne viendra plus, nous ne parlerons plus, nous ne rirons plus. Il ne sera plus là , ce garçon au regard ironique et à l'extraordinaire sens de l'humour. Il ne sera plus là , le jeune homme à la sagesse bien plus profonde qu'elle ne l'est à cet âge, au sourire chaleureux, à l'appétit plein de santé. Elle ne sera plus, cette rare combinaison de détermination et de délicatesse. Absents désormais, son bon sens et son bon coeur. Nous n'aurons plus l'infinie tendresse d'Uri, et la tranquillité avec laquelle il apaisait toutes les tempêtes. Nous ne regarderons plus ensemble les Simpson ou Seinfeld, nous n'écouterons plus avec toi Johnny Cash et nous ne sentirons plus ton étreinte forte. Nous ne te verrons plus marcher et parler avec ton frère aîné Yonatan en gesticulant avec fougue, et nous ne te verrons plus embrasser ta petite soeur Ruti que tu aimais tant. Uri, mon amour, pendant toute ta brève existence, nous avons tous appris de toi. De ta force et de ta détermination à suivre ta voie, même sans possibilité de réussite. Nous avons suivi, stupéfaits, ta lutte pour être admis à la formation des chefs de char. Tu n'as pas cédé à l'avis de tes supérieurs, car tu savais pouvoir faire un bon chef et tu n'étais pas disposé à donner moins que ce dont tu étais capable. Et quand tu y es arrivé, j'ai pensé : voilà un garçon qui connaît de manière si simple et si lucide ses possibilités. Sans prétention, sans arrogance. Qui ne se laisse pas influencer par ce que les autres disent de lui. Qui trouve la force en lui-même.

Depuis ton enfance, tu étais déjà comme ça. Tu vivais en harmonie avec toi-même et avec ceux qui t'entouraient. Tu savais quelle était ta place, tu étais conscient d'être aimé, tu connaissais tes limites et tes vertus. Et en vérité, après avoir fait plier toute l'armée et avoir été nommé chef de char, il est apparu clairement quel type de chef et d'homme tu étais. Et aujourd'hui, nous écoutons tes amis et tes soldats parler du chef et de l'ami, celui qui se levait le premier pour tout organiser et qui n'allait se coucher que quand les autres dormaient déjà . Et hier, à minuit, j'ai contemplé la maison, qui était plutôt en désordre après que des centaines de personnes étaient venues nous rendre visite pour nous consoler, et j'ai dit : il faudrait qu'Uri soit là pour nous aider à ranger. Tu étais le gauchiste de ton bataillon, mais tu étais respecté, parce que tu restais sur tes positions sans renoncer à aucun de tes devoirs militaires. Je me souviens que tu m'avais expliqué ta "politique des barrages militaires", parce que toi aussi, tu y avais passé pas mal de temps, sur ces barrages. Tu disais que s'il y avait un enfant dans la voiture que tu venais d'arrêter, tu cherchais avant tout à le tranquilliser et à le faire rire. Et tu te rappelais ce garçonnet plus ou moins de l'âge de Ruti, et la peur que tu lui faisais, et combien il te détestait, avec raison.

Pourtant tu faisais ton possible pour lui rendre plus facile ce moment terrible, tout en accomplissant ton devoir, sans compromis. Quand tu es parti pour le Liban, ta mère a dit que la chose qu'elle redoutait le plus c'était ton "syndrome d'Elifelet". Nous avions très peur que, comme l'Elifelet de la chanson, tu te précipites au milieu de la mitraille pour sauver un blessé, que tu sois le premier à te porter volontaire pour le réapprovisionnement-des-munitions-épuisées-depuis-longtemps. Et que là -haut, au Liban, dans cette guerre si dure, tu ne te comportes comme tu l'avais fait toute ta vie, à la maison, à l'école et au service militaire, proposant de renoncer à une permission parce qu'un autre soldat en avait plus besoin que toi, ou parce que tel autre avait chez lui une situation plus difficile. Tu étais pour moi un fils et un ami. Et c'était la même chose pour ta maman. Notre âme est liée à la tienne. Tu vivais en paix avec toi-même, tu étais de ces personnes auprès de qui il fait bon être. Je ne suis même pas capable de dire à haute voix à quel point tu étais pour moi "quelqu'un avec qui courir" (titre d'un des derniers romans de ). Chaque fois que tu rentrais en permission, tu disais : viens, papa, qu'on parle. Habituellement, nous allions nous asseoir et discuter dans un restaurant. Tu me racontais tellement de choses, Uri, et j'étais fier d'avoir l'honneur d'être ton confident, que quelqu'un comme toi m'ait choisi. Je me souviens de ton incertitude, une fois, à l'idée de punir un soldat qui avait enfreint la discipline. Combien tu as souffert parce que cette décision allait mettre en rage ceux qui étaient sous tes ordres et les autres chefs, bien plus indulgents que toi devant certaines infractions. Punir ce soldat t'a effectivement coûté beaucoup du point de vue des rapports humains, mais cet épisode précis s'est ensuite transformé en l'une des histoires cardinales de l'ensemble du bataillon, établissant certaines normes de comportement et de respect des règles. Et lors de ta dernière permission, tu m'as raconté, avec une fierté timide, que le commandant du bataillon, pendant une conversation avec quelques officiers nouvellement arrivés, avait cité ta décision en exemple de comportement juste de la part d'un chef. Tu as illuminé notre vie, Uri. Ta mère et moi, nous t'avons élevé avec amour. C'était si facile de t'aimer de tout notre coeur, et je sais que toi aussi tu étais bien. Que ta courte vie a été belle. J'espère avoir été un père digne d'un fils tel que toi. Mais je sais qu'être le fils de Michal l'épouse de veut dire grandir avec une générosité, une grâce et un amour infini, et tu as reçu tout cela. Tu l'as reçu en abondance et tu as su l'apprécier, tu as su remercier, et rien de ce que tu as reçu n'était un dû à tes yeux. En ces moments, je ne dirai rien de la guerre dans laquelle tu as été tué. Nous, notre famille, nous l'avons déjà perdue. Israël, à présent, va faire son examen de conscience, et nous nous renfermerons dans notre douleur, entourés de nos bons amis, abrités par l'amour immense de tant de gens que pour la plupart nous ne connaissons pas, et que je remercie pour leur soutien illimit

Je voudrais tant que nous sachions nous donner les uns aux autres cet amour et cette solidarité à d'autres moments aussi. Telle est peut-être notre ressource nationale la plus particulière. C'est là notre grande richesse naturelle. Je voudrais tant que nous puissions nous montrer plus sensibles les uns envers les autres. Que nous puissions nous délivrer de la violence et de l'inimitié qui se sont infiltrées si profondément dans tous les aspects de nos vies. Que nous sachions nous raviser et nous sauver maintenant, juste au dernier moment, car des temps très durs nous attendent. Je voudrais dire encore quelques mots. Uri était un garçon très israélien. Son nom même est très israélien et hébreu. Uri était un condensé de l'israélianité telle que j'aimerais la voir. Celle qui est désormais presque oubliée. Qui est souvent considérée comme une sorte de curiosité. Parfois, en le regardant, je pensais que c'était un jeune homme un peu anachronique. Lui, Yonatan et Ruti. Des enfants des années 1950. Uri, avec son honnêteté totale et sa façon d'assumer la responsabilité de tout ce qui se passait autour de lui. Uri, toujours "en première ligne", sur qui on pouvait compter. Uri avec sa profonde sensibilité envers toutes les souffrances, tous les torts. Et capable de compassion. Ce mot me faisait penser à lui chaque fois qu'il me venait à l'esprit. C'était un garçon qui avait des valeurs, terme tant galvaudé et tourné en dérision ces dernières années. Car dans notre monde dément, cruel et cynique, il n'est pas "cool" d'avoir des valeurs. Ou d'être humaniste. Ou sensible à la détresse d'autrui, même si autrui est ton ennemi sur le champ de bataille. Mais j'ai appris d'Uri que l'on peut et l'on doit être tout cela à la fois. Que nous devons certes nous défendre.

Mais ceci dans les deux sens : défendre nos vies, mais aussi s'obstiner à protéger notre âme, s'obstiner à la préserver de la tentation de la force et des pensées simplistes, de la défiguration du cynisme, de la contamination du coeur et du mépris de l'individu qui sont la vraie, grande malédiction de ceux qui vivent dans une zone de tragédie comme la nôtre. Uri avait simplement le courage d'être lui-même, toujours, quelle que soit la situation, de trouver sa voix précise en tout ce qu'il disait et faisait, et c'est ce qui le protégeait de la contamination, de la défiguration et de la dégradation de l'âme. Uri était aussi un garçon amusant, d'une drôlerie et d'une sagacité incroyables, et il est impossible de parler de lui sans raconter certaines de ses "trouvailles". Par exemple, quand il avait 13 ans, je lui dis : imagine que toi et tes enfants puissiez un jour aller dans l'espace comme aujourd'hui nous allons en Europe. Il me répondit en souriant : "L'espace ne m'attire pas tellement, on trouve tout sur la Terre." Une autre fois, en voiture, Michal et moi parlions d'un nouveau livre qui avait suscité un grand intérêt et nous citions des écrivains et des critiques. Uri, qui devait avoir neuf ans, nous interpella de la banquette arrière : "Eh les élitistes, je vous prie de noter que vous avez derrière vous un simplet qui ne comprend rien à ce que vous dites !" Ou par exemple, Uri qui aimait beaucoup les figues, tenant une figue sèche à la main : "Dis papa, les figues sèches c'est celles qui ont commis un péché dans leur vie antérieure ?" Ou encore, une fois que j'hésitais à accepter une invitation au Japon : "Comment pourrais-tu refuser ? Tu sais ce que ça veut dire d'habiter le seul pays où il n'y a pas de touristes japonais ?" Chers amis, dans la nuit de samedi à dimanche à trois heures moins vingt, on a sonné à notre porte et dans l'interphone et un officier s'est annoncé. Je suis allé ouvrir et j'ai pensé ça y est : la vie est finie. Mais cinq heures après, quand Michal et moi sommes rentrés dans la chambre de Ruti et l'avons réveillée pour lui donner la terrible nouvelle, Ruti, après les premières larmes, a dit : "Mais nous vivrons n'est-ce pas ? Nous vivrons et nous nous promènerons comme avant. Je veux continuer à chanter dans la chorale, à rire comme toujours, à apprendre à jouer de la guitare." Nous l'avons étreinte et nous lui avons dit que nous allions vivre et Ruti a dit aussi : "Quel trio extraordinaire nous étions Yonatan, Uri et moi." Et c'est vrai que vous êtes extraordinaires. Yonatan, toi et Uri vous n'étiez pas seulement frères, mais amis de coeur et d'âme. Vous aviez un monde à vous, un langage à vous et un humour à vous. Ruti, Uri t'aimait de toute son âme. Avec quelle tendresse il s'adressait à toi. Je me rappelle son dernier coup de téléphone, après avoir exprimé son bonheur qu'un cessez-le-feu ait été proclamé par l'ONU, il a insisté pour te parler. Et tu as pleuré, après. Comme si tu savais déjà . Notre vie n'est pas finie. Nous avons seulement subi un coup très dur. Nous trouverons la force pour le supporter, en nous-mêmes, dans le fait d'être ensemble, moi, Michal et nos enfants et aussi le grand-père et les grands-mères qui aimaient Uri de tout leur coeur - ils l'appelaient Neshumeh (ma petite âme) - et les oncles, tantes et cousins, et ses nombreux amis de l'école et de l'armée qui nous suivent avec appréhension et affection. Et nous trouverons la force aussi dans Uri. Il possédait des forces qui nous suffiront pour de nombreuses années. La lumière qu'il projetait - de vie, de vigueur, d'innocence et d'amour - était si intense qu'elle continuera à nous éclairer même après que l'astre qui la produisait s'est éteint. Notre amour, nous avons eu le grand privilège d'être avec toi, merci pour chaque moment où tu as été avec nous.

Papa, maman, Yonatan et Ruti."

30 · 07

L'immonde

Texte écrit par Éléazar: “Un petit dessin vaut mieux qu’un long discours. Et un petit illustrateur vaut mieux qu’un éditorialiste et de solides arguments. Donc Le Monde, page 2, dans son édition du 26 Juillet, avec l’immonde dessin de Sergueï qui réactive et s’appuie sur le schéma le plus primaire, le plus insidieux et le plus brutal de l’antisémitisme : PEUPLE JUIF = PEUPLE DEICIDE. Schéma qui a soulevé pendant des siècles la haine fiévreuse et meurtrière des juifs ; schéma que l’Église Catholique a pourtant renvoyé à son inanité. Sergueï n’hésite pas à servir tout chaud ce cliché pour faire office de commentaire à ce qui se passe au Liban et expliciter la nature de l’intervention israélienne. Une botte militaire toute dégoulinante de sang et dont les lacets dessinent l’étoile de David, se prépare à écraser dans une mare de sang un crucifié dont la croix est le cèdre du Liban avec deux acolytes de part et d’autre pour combler cette nouvelle image d’une nouvelle crucifixion ! Encore une fois les équations antisémites tournent à plein régime : Israël = les juifs = les assassins historiques et recommencés d’une pure victime innocente qu’ils crucifient. Qui ne voit dans ce schéma une pure et simple incitation à la haine raciale ? Qui ne voit dans cette caricature qu’on passe d’une critique politique (légitime comme celle de Plantu en première page) à une dénonciation théologique / ethnique ? Qui ne retrouverait pas dans ce dessin de Sergueï la bonne odeur du juif coupable du plus grand crime : le Liban c’est le Christ torturé, crucifié et mis à mort par les juifs. Non pas par les « Israéliens », mais réellement crucifié par les juifs et par simple duplication de ce qu’ils « ont déjà fait au Christ » ? Tout ça – au cas ou ça resterait trop subliminal ou trop subtil pour les lecteurs du Monde est appuyé par un titre proprement monumental : MÉMOIRE DU SACRIFICE. N’hésitez pas Monsieur Sergueï, cognez franchement, sortez les massues symboliques et le gourdin des images d’Épinal : le Liban est sacrifié comme le Christ. Et les auteurs de ce sacrifice - dont nous garderons la mémoire - ce sont encore les Juifs! Et dans ce tête-à -tête entre victime innocente et coupable absolu, nulle présence (dans le rôle des Romains) du Hezbollah, nulle allusion à la Syrie ou à l’Iran puisque dans la scène du sacrifice un seul coupable diabolique, un seul responsable, le même que des siècles et des siècles de pogroms, d’inquisition et de « concentration » ont tenté d’exterminer après l’avoir stigmatisé : les Juifs. Dans ces conditions j’accuse Sergueï et le Monde d’incitation à la haine raciale. Les juifs (et non pas seulement les Israéliens) sont désignés à la vindicte générale puisqu’ils ne parviennent pas à échapper à l’histoire falsifiée qu’on leur a imposé et que ces mêmes juifs (pas seulement les Israéliens) sont pris dans une compulsion de répétition assassine et fatale. Ainsi le coupable ce n’est pas Israël et ses actions violentes et disproportionnées qui relèvent de la riposte contre un état libanais (mal assuré dans sa légitimité), c’est le Peuple Juif. Sergueï dessinateur antisémite, simplement et lourdement antisémite -non pas antisioniste- devrait tomber sous le coup de la loi. “
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28 · 07

Antisémitisme: Sergueï s'exprime dans "Le Monde"

Voici le dessin de Sergueï paru dans le Monde du 26 juillet.
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Remake du pseudo-déïcide de Jésus : les Juifs y sont les soldats Israéliens et Jésus un chrétien Libanais, crucifié/écrasé sur un cèdre de son pays, entouré d'une femme et d'un enfant. Décryptage: 1° les Juifs sont devenus Israéliens, ils sont tout puissants (la botte émane presque du ciel), -seulement- militaires, impitoyables et injustes, cruels et sanguinaires (regardez tout ce sang). Ca commence donc par dire qu'un Juif et un Israélien c'est pareil et ça mondialise la scène: un chrétien libanais c'est n'importe quel autre chrétien du monde. Et évidemment, un Palestinien c'est n'importe quel musulman. Donc les Juifs/les Israéliens peuvent être détestés par le reste de la planète car ils tuent des chrétiens et des musulmans, les uns

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