22 · 05

Obama et Hariri vont discuter du soutien syrien au Hezbollah

Obama et Hariri vont discuter du soutien syrien au Hezbollah

L'Orient-Le Jour, dimanche, mai 23, 2010

La question du soutien de la Syrie aux rebelles du Hezbollah sera au centre des discussions entre le président Barack Obama et le Premier ministre libanais Saad al Hariri lors de leur entrevue, lundi, a annoncé un responsable américain. M. Hariri se rend dimanche à Washington pour sa première visite officielle aux États-Unis, au cours de laquelle il rencontrera le président américain Barack Obama, avec pour toile de fond les craintes d'un nouveau conflit israélo-libanais. Selon des spécialistes, Obama devrait se montrer encourageant à l'égard de son hôte libanais plutôt que d'exiger de lui des résultats.

Le porte-parole de la Maison blanche, Robert Gibbs, a précisé vendredi qu'Obama et Hariri vont discuter "d'un large éventail d'objectifs mutuels concernant la souveraineté et l'indépendance du Liban ainsi que la paix et la sécurité régionales".

Les gouvernements libanais et syrien ont exprimé leurs craintes d'une possible attaque de la part d'Israël après que le président Shimon Peres a accusé Damas de fournir au Hezbollah des missiles Scud dont la portée menace l'État hébreu. La Syrie a démenti ces accusations. Plusieurs responsables américains ont exprimé leur scepticisme face à ces accusations israéliennes, tout en croyant que la Syrie a fourni des armes au Hezbollah. "Nous nourrissons évidemment de profondes inquiétudes concernant le transfert de missiles au Hezbollah depuis la Syrie vers le Liban", a dit un haut responsable de l'administration Obama devant la presse.

Un autre responsable a précisé que Washington pourrait demander à Hariri de poursuivre ses efforts en faveur d'une "paix régionale globale". Le coordinateur spécial des Nations unies pour le Liban, Michael Williams, avait signalé vendredi "que les récentes tensions dans la région diminuaient". Williams s'est entretenu avec Hariri à Beyrouth et exprimait sa satisfaction de constater de "chaque partie a baissé d'un ton dans les menaces".

Le chef du gouvernement libanais devrait essayer de convaincre l'administration américaine d'user de son influence sur l'État hébreu pour apaiser les tensions entre les deux voisins. "Le Premier ministre Hariri cherchera à obtenir des garanties de Washington contre une nouvelle aventure israélienne au Liban", a estimé Oussama Safa, directeur du Centre libanais des études politiques. "Il veut s'assurer que les États-Unis continuent à réfréner Israël et veut obtenir des garanties de sécurité." Pour M. Safa, si les États-Unis vont tenter d'apaiser les craintes arabes quant au regain de tensions au Proche-Orient, il est aussi probable que la Maison Blanche demande au Liban de mettre au pas le Hezbollah et de lutter plus efficacement contre le trafic d'armes à la frontière syrienne. "Je ne crois pas que l'administration américaine soit en position de donner à M. Hariri des garanties, mais elle lui fera certainement des demandes", a-t-il dit.

Obama et Hariri devraient également aborder la question des sanctions que Washington souhaite faire adopter par le Conseil de sécurité contre l'Iran, accusé de poursuivre un programme nucléaire à des fins militaires. Le Liban occupera à partir du 31 mai la présidence tournante du Conseil de sécurité.

Outre sa rencontre avec M. Obama, lundi, M. Hariri rencontrera plusieurs autres dirigeants américains ainsi que le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, a indiqué un responsable gouvernemental libanais. Mercredi, il doit s'exprimer devant le Conseil de sécurité de l'ONU, présidé par le Liban pour le mois de mai.

Le Premier ministre libanais, qui a rencontré plusieurs dirigeants arabes ces derniers temps, devrait également relayer leurs préoccupations régionales auprès de Washington.

18 · 05

Le Qatar a proposé de renouveler les relations, Israël a refusé / Barak Ravid – Haaretz

Israël a rejeté à deux reprises la proposition du Qatar de renouveler les relations diplomatiques entre les deux pays et de rouvrir la représentation israélienne à Doha. Selon un haut fonctionnaire israélien, le Premier ministre Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, ont refusé en contrepartie de permettre au Qatar de mettre en œuvre une série de projets de reconstruction dans la bande de Gaza et d’y introduire des matériaux de construction.

Selon ce fonctionnaire, la quantité de matériaux que les Qatari ont demandé à introduire dans la bande de Gaza était bien supérieure à ce qu’Israël était prêt à accepter. « L’introduction massive de matériaux de construction qui servent au Hamas pour construire des bunkers et des positions destinées au tir de roquettes vers Israël est contraire à l’intérêt israélien », affirme-t-il.

15 · 05

Middle East Media Research Institute (MEMRI)


 

15 · 05

Ehud Barak : "Les propos provocateurs de certains ministres nuisent aux intérêts d’Israël"

Ehud-barak1

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a déclaré hier, devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, qu’Israël se trouve face à un processus inquiétant de friction dans ses relations avec les Américains, d’éloignement et d’augmentation de la tension et que c’est un processus inquiétant qui risque de détériorer encore un peu les relations avec les Etats-Unis. M. Barak a ajouté qu’Israël ne peut se permettre une telle situation et que le seul moyen d’inverser cette tendance est de présenter dans les mois à venir un plan diplomatique et que, pour cela, il faut élargir le gouvernement.

Le ministre de la Défense a évoqué aussi les pourparlers indirects avec les Palestiniens affirmant qu’une telle démarche n’est pas efficace et qu’il faut passer à des pourparlers directs. Les participants à la réunion ont cependant eu l’impression que la principale inquiétude d’Ehud Barak concerne les répercussions que pourrait avoir la détérioration des relations avec les Etats-Unis, Israël ayant besoin de l’aide américaine pour mobiliser les pays de la région face aux défis de sécurité qui s’annoncent.

C’est semble-t-il cette estimation qui a poussé Ehud Barak à s’en prendre vivement hier aux ministres qui tiennent des propos concernant les tentatives américaines de relance du processus de paix ou qui s’en prennent aux dirigeants de l’Autorité palestinienne. Cette offensive d’Ehud Barak fait notamment suite aux propos d’Avigdor Liberman qui déclarait hier au Haaretz : « Nous avons fait des gestes envers Mahmoud Abbas et, en retour, nous n’avons reçu que des gifles. Nous avons levé des barrages, gelé la construction et qu’avons-nous obtenu en contrepartie ? Ils continuent avec leurs accusations mensongères de crimes de guerre ».

Pour Ehud Barak, de telles attaques nuisent au processus de paix qui se trouve à un stade on ne peut plus délicat. Barak a également fait allusion au propos du ministre de l’Intérieur, Eli Yishaï, selon lesquels Israël continuera à construire dans les quartiers arabes de Jéursalem-est, malgré les demandes américaines. Le ministre de la Défense a déclaré que de tels propos n’aident pas Jérusalem et nuisent aux tentatives d’instaurer la confiance entre Israël et les Palestiniens. « Je propose à tout le monde, aussi bien les Palestiniens que nous, de faire preuve de prudence et de s’abstenir de déclarations à l’emporte-pièce et provocatrices. De telles paroles nuisent aux intérêts d’Israël face aux Etats-Unis et au monde. Ces propos risquent de faire apparaître Israël comme un pays qui rejette la paix et de porter atteinte à son statut international »./.

14 · 05

Mahmoud Ahmadinejad en froid avec les gardiens de la révolution

 
Mahmoud Ahmadinejad en froid avec les gardiens de la révolution

Georges Malbrunot
14/05/2010 | Mise a jour : 20:38

Le président iranien tente de recadrer les pasdarans, afin de ne pas se faire dicter

Simple brouille passagère ? Ou réelles divergences de fond ? Inquiet de la toute-puissance des gardiens de la révolution, le président Mahmoud Ahmadinejad cherche désormais à recadrer ses alliés encombrants, dont le pouvoir n'a cessé de grandir, depuis son élection truquée en juin dernier. « Ahmadinejad veut rendre les pasdarans moins visibles  », commente depuis Téhéran un observateur de la scène politique iranienne, qui tient à rester anonyme. Depuis plus de deux mois, leur chef, le général Mohammad Ali Jafari, n'aurait pas été autorisé à s'exprimer publiquement. Son silence a été particulièrement remarqué lors des récentes manœuvres conduites par les pasdarans dans le golfe Persique.

Entre les gardiens de la révolution et le président de la République, les signes de tensions se seraient multipliés. Lors de son dernier grand discours consacré à la défense du territoire, Ahmadinejad n'a pas eu le moindre mot de reconnaissance envers cette armée idéologique, chargée de protéger un régime aujourd'hui fortement contesté de l'intérieur.

Dans son bras de fer, Ahmadinejad disposerait, pour l'instant, de la bienveillance du guide, Ali Khamenei, le numéro un à Téhéran. «Lors d'une récente cérémonie chez le guide, relève l'analyste, nous avons été surpris de voir que le chef des pasdarans n'était qu'au 4e rang dans l'assistance, alors qu'habituellement il se tient au côté de Khamenei. »

 

Image détériorée 

 

Même si les pasdarans ont peu participé à la répression qui s'est abattue sur les contestataires depuis bientôt un an, leur image s'est détériorée dans l'opinion. Signe de ce désamour : ces derniers mois, les jeunes Iraniens seraient beaucoup moins nombreux à s'enrôler dans la force révolutionnaire pour accomplir leur service militaire. Ils lui préfèrent l'armée régulière, restée en marge de la répression, que le régime cherche précisément à rassurer.

En un an, Ahmadinejad a pourtant multiplié les nominations de pasdarans dans les gouvernorats et dans les ministères, à tel point que les États-Unis ont dénoncé le risque de « dictature militaire». Mais aujourd'hui, «le président redoute que les gardiens se transforment en une armée pakistanaise ou turque qui finisse par lui dicter ses positions », estime l'observateur.

Alors que la contestation est loin d'être éteinte, les pasdarans peuvent constituer une alternative, à laquelle le guide Ali Khamenei pourrait recourir pour dénouer l'imbroglio. «Il n'est pas impossible que certaines franges des pasdarans exigent du guide qu'il destitue le président, si jamais le chaos s'installait et que la République islamique était mise en danger par l'incapacité du gouvernement Ahmadinejad », prévient l'universitaire Bernard Hourcade, spécialiste de l'Iran.

Ahmadinejad ne peut compter en effet que sur une partie seulement des gardiens de la révolution : les membres des services de renseignements, les miliciens bassidjis et les radicaux du mouvement Ansar Hezbollah, ceux-là mêmes qui sont chargés d'écraser dans le sang l'opposition depuis un an. Mais ces derniers, très influents sur le dossier nucléaire et qui devraient être la cible de prochaines sanctions onusiennes, ne vont pas se laisser marginaliser facilement. À la faveur des privatisations, leur poids économique ne cesse de croître. «N'oubliez pas également que leurs divergences portent essentiellement sur la manière de gouverner d'Ahmadinejad, tempère l'homme d'affaires, beaucoup de pasdarans lui reprochent surtout d'être complètement imprévisible."  

13 · 05

Iran Sanctions: Why Does the U.S. Government Do Business with Companies Doing Business in Iran?

Iran Sanctions: Why Does the U.S. Government Do Business with Companies Doing Business in Iran? 
By Danielle Pletka 
Senate Committee on Homeland Security and Governmental Affairs 
Wednesday, May 12, 2010 


ABSTRACT 

Danielle Pletka, vice president of foreign and defense policy studies at AEI, testified before the Senate Committee on Homeland Security and Governmental Affairs. Her prepared remarks follow.


 

"Why does the United States government do business with companies doing business in Iran?" Simple answer: Because it can.

As the Department of Defense rightly noted in its commentary on the GAO report released today, the companies in question are qualified to bid on federal contracts and are not excluded by any U.S. law or regulation.

The New York Times reported earlier this year that 74 companies have done business with both the Islamic Republic of Iran and the United States Government over the past decade. Of those, 49 continue to do business there, according to the Times, and have no reported plans to stop their business with Iran. The GAO report makes clear that some of this business seems necessary for either logistical or financial reasons; fuel supplies, base building and similar endeavors can--though may not necessarily--limit the choices available to the Department of Defense. But among the benefits that some of these companies receive have been $4.5 billion in loan guarantees and loans from the Export Import Bank--loans, which the Bank's leadership insist were fully vetted with the Department of State and other administration players.[1]

It was only in December of last year--more than 13 years after the passage of the Iran Libya Sanctions Act--that Exim put in place a rule requiring borrowers to certify they have no operations in Iran's energy sector. (That they did so is a testament to Congressional pressure; as late as December 2008, Exim was suggesting that it is "generally prohibited from taking foreign policy considerations into account when making credit decisions".[2])

In terms of direct U.S. business, the total amount of U.S. government contracting going to these firms is not astronomical over five years: $879 million.[3] It's not peanuts--but it's not keeping most of these companies in business either.

The larger problem is that the United States government is for the most part indifferent as to whether beneficiaries of U.S. taxpayer dollars are doing business in Iran. And that is entirely in keeping with the underlying trouble: For the last decade and a half, the USG has not taken the Iran sanctions legislation passed by the Congress seriously.

Under the ISA, there is a full menu of measures available to sanction entities found to be doing business with Iran, which range from a slap on the wrist to punitive steps that could be "crippling" to a designated company. Indeed, Section 6 of the Act targets two of the focuses of recent articles and today's GAO report: The sanction in Paragraph (1) offers "denial of Export-Import Bank loans, credits, or credit guarantees for U.S. exports to the sanctioned entity;" and paragraph (5) offers a "prohibition on U.S. government procurement from the entity." Had there been designations in accordance with the Act by the Department of State, it would not have been necessary for the taxpayer to subsidize any of these Iranian business partners.

But since the passage of the Iran Libya Sanctions Act in 1996, only three companies taking part in one project have been designated for violating its terms. This occurred in 1998, and those sanctions were then immediately waived. At the time, Secretary of State Madeleine Albright stated that: "it is important to the national interest to waive the imposition of sanctions against the three firms involved. Among other factors, I considered the significant, enhanced cooperation we have achieved with the European Union and Russia in accomplishing ILSA's primary objective of inhibiting Iran's ability to develop weapons of mass destruction and support of terrorism."

In the wake of Albright's waiver, hundreds of companies poured into the breach, Russia stepped up nuclear cooperation with Iran and between 2000 and 2005, EU-Iran trade almost tripled.

In the years since the passage of ILSA, while numerous firms have done business in Iran's energy sector, no project bar the one example has merited more than an inconclusive and half-hearted investigation by the Department of State. The operative language in the law, as amended, states that: "The President should initiate an investigation into the possible imposition of sanctions under section 5(a) against a person upon receipt by the United States of credible information indicating that such person is engaged in investment activity in Iran as described in such section."

The operative word in that text is "should". An amendment to the law that would have required the President to make such a determination within a time certain was opposed by the White House, and was ultimately excluded from revisions to ILSA. Indeed, this is the history of what we now call the Iran Sanctions Act. Congress acts to force the Executive Branch to seriously pursue a stringent sanctions regime against Iran, and the Executive Branch--whether led by either a Democratic or a Republican administration--resists.

A brief review of the legislation's history under the last administration is instructive: After years of failed enforcement of the provisions of the original Act, ILSA was set to expire in 2001. That was fine with the Bush administration (I was in the briefings, and recall it well). Congress opposed expiration, and sought instead to tighten the Act's provisions, reducing the monetary threshold for designation of a sanctionable investment and requiring a report from the administration about the bill's implementation and effectiveness. The bill also changed the definition of investment to include amendments to existing contracts.

But the Congress's efforts to encourage administration implementation of the ISA were for naught. And the Bush administration was no more aggressive against firms investing in Iran than was the Clinton administration--the intervention of 9/11, Iran's own progress toward a nuclear weapon, the election of Mahmoud Ahmadinejad, and Iran's complicity in attacks on our troops in Iraq notwithstanding.

To be fair to the Bush administration, while the State Department continued to aggressively ponder the value of diplomacy with Iran, the Department of the Treasury began what has been the most successful efforts to isolate Iran since the mid-1990s, the financial sanctions effort led by Undersecretary Stuart Levey. Using provisions of the Patriot Act and Executive Orders targeting proliferators and sponsors of terrorism, Levey's office has designated more than 100 entities supporting Iran's illicit programs, and was the first in the U.S. government to initiate targeted efforts against the Iranian Revolutionary Guard Corps. Needless to say, his efforts have been dogged by reluctant foreign service bureaucrats since the beginning.

By 2006, it became clear to many in the Congress that the loopholes in Iran sanctions legislation sufficed to accommodate a State Department convoy driving through. The Iran Freedom and Support Act tried to close those loopholes, fund democracy activities in Iran and sanction companies transferring WMD and conventional weaponry. It also set a 90 day time limit on a sanctions determination--a clear Congressional response to State's failure to comply in good faith with the ISA. The House version of the bill was tougher still, with a ban on foreign assistance to countries whose nationals violated the terms of the bill and an amendment closing the loophole allowing subsidiaries of U.S. companies to operate in Iran.

The Bush administration opposed the stronger language with the stock claim that the bill failed to afford the President sufficient flexibility. As a result, a watered down version was ultimately passed--one that did not require a determination about violators, but notably did provide support for promotion of democracy in Iran (an activity largely discontinued by the Obama administration) and suggested the administration not conclude nuclear agreements with countries known to have provided nuclear technology to Iran. This last was a swipe at Russia, and yet another ignored signal. The Bush administration transmitted a so-called 123 nuclear cooperation agreement with Russia to the Congress in May of 2008, rescinding it in the wake of the Russian attack on Georgia three months later. The Obama administration reportedly retransmitted the agreement to Congress yesterday.

As members of this Committee are aware, Congress is once again considering legislation intended to strengthen and expand the Iran Sanctions Act. And once again, the Administration in power is seeking to weaken the provisions of this legislation. I note the familiar sounding plaint in Deputy Secretary of State Jim Steinberg's SAP letter on S. 908 in which he writes: "It is our hope that any legislative initiative would preserve and maximize the President's flexibility, secure greater cooperation from our partners in taking effective action, and ultimately facilitate a change in Iranian policies."

I understand that State is playing an active role behind the scenes in conference seeking to weaken key provisions of the new Iran sanctions legislation, including demands to create an exemption for so-called "cooperating countries," raise thresholds for sanctioning suppliers to Iran's gas refining industry, and finally keep open the loophole that allows the State Department to avoid serious investigations of ISA violators, and more.

There is no silver bullet to address Iran's nuclear weapons program. No single bill and no single set of sanctions can "deliver" the government of the IRI. But in light of this rather pathetic history of Executive Branch evasion, one may legitimately wonder what would have happened had the White House had less latitude to ignore decades of investment in Iran's energy sector.

Successive administrations will argue that the track record for discouraging investment in Iran is a good one. Indeed, by the count at AEI's IranTracker project, 18 companies have pulled out of Iran in the last couple of years, including some that are key to Iran's refining and energy production sectors. But I would suggest that many of those decisions have been prompted by aggressive divestment legislation now passing in U.S. states (and I commend Representative Ted Deutch for his outstanding leadership on divestment), the terror-free investment movement, Iran's own mafia-like business environment, growing fear of an Israeli military strike and changing perceptions in European countries (several of which now see themselves as tougher on Iran than the Obama administration).

Looking at the list of companies that have reportedly ceased business in Iran, it is striking that the vast majority--13--are located in the U.S. or Europe. Attitudes have not changed elsewhere, and between April 1, 2001 and today, our IranTracker team has identified new international energy deals with Iran that include:

  • Iranian and Venezuelan plans to launch a joint are to launch a refinery in Syria, including a joint company to take advantage of oil deposits in third countries.

  • Continuing discussions about a new pipeline between Kuwait and Iran (Kuwait and Iran have discussed building a 570-kilometer pipeline that will carry Iranian gas to Kuwait. Negotiations continue, and the final terms of the deal have not been finalized.)

  • A uranium deal between Iran and Zimbabwe (A mutually beneficial deal for both nations, Zimbabwe will reap the economic benefits of increased export trade with Iran. Iran will utilize the uranium for its nascent nuclear program and replenish its diminishing stockpiles of the material.)

  • An increase in Turkmen gas exports to Iran.

Moreover, as the pattern of overall investment in Iran shifts away from our European allies toward less responsible stakeholders in the international system such as China, there will be continuing opportunities to implement the Iran Sanctions Act--and a growing imperative to do so.

The General Accounting Office has cautioned that its standards do not equate to a determination by the Department of State. Fair enough. Determinations by State will need to be careful; companies should be required to certify that they are not engaged in sanctionable transactions with Iran under the ISA. If they are not asked, they will certainly never tell.

Your efforts, Mr. Chairman, and those of your colleagues who have pursued the question of U.S. indirect subsidies to Iran and more effective sanctions legislation, are the beginning of an important process. We can no longer rely on the good faith of a well-intentioned Executive to ensure that Iran is isolated using all means available. Rather, it must be the Congress that sets the agenda, identifies the problems, closes the loopholes and guarantees enforcement of the law of the land.

Thank you.

Danielle Pletka is the vice president of foreign and defense policy studies at AEI.

  1. Letter to Senator Jon Kyl from James Lambright, Chairman and President, Export Import Bank, December 2, 2008

  2. Ibid.

  3. GAO Report, May 2010, Firms Reported to Have Commercial Activity in the Iranian Energy Sector and U.S. Government Contracts

 
 
11 · 05

à propos du savant Iranien mort dans une explosion de voiture en janvier 2010

Journal du 10 mai 2010

Jacques Benillouche est journaliste indépendant Israélien et écrit notamment pour slate.fr

 

16 · 04

Le boycott d'Israël est-il de gauche ? par Eric Marty

Israël est le seul Etat au monde à être menacé d'anéantissement physique de la part de puissances ou de factions étatiques (Iran, Hezbollah, Hamas…). Ces menaces ont pour arrière-fond dans les pays musulmans en paix officielle ou en paix armée avec lui (Egypte, Liban, Syrie…), une propagande antisémite systématique, soutenue ou tolérée par les gouvernements, et qui vise, avec une rare violence, à faire du "complot sioniste" l'unique responsable de tous les maux intérieurs (la mode du "heavy metal", l'homosexualité, les pénuries de toutes sortes, la crise financière…)

 

Désormais, et avec une nouvelle intensité depuis la guerre de Gaza, s'ajoute le projet d'un boycott d'Israël en Europe, idée qui est devenue à ce point familière qu'elle trouve un écho favorable tantôt passif, tantôt actif dans des partis politiques français, comme le Parti communiste ou les Verts. Le mot d'ordre, il est vrai, n'est pas toujours assumé, mais, d'une manière peut-être plus dangereuse, l'idée s'est transformée en une sorte de lieu commun, latent à une certaine opinion de gauche, toujours avide de nouveaux objets susceptibles de satisfaire son aspiration à la sainteté.Notons que, tout comme pour les menaces d'anéantissement militaire ou pour le flot paranoïaque d'imputations criminelles, Israël est, à l'heure actuelle, le seul pays au monde, à bénéficier, en Europe, du projet de sa mise au ban des nations, et de son exclusion radicale des échanges économiques, commerciaux, culturels, techniques, universitaires. Ni la Chine, ni la Russie, ni l'Iran, ni tous ces autres pays où règne l'oppression la plus extrême, où la liberté d'expression est soit totalement bannie, soit trop dangereuse pour être pratiquée, où l'exploitation économique des masses est sans limite, où la discrimination raciale, sexiste, ethnique, politique est la norme naturelle aux yeux des gouvernants et des castes majoritaires, ne font l'objet d'un mouvement militant du genre de celui qui aujourd'hui vise Israël.

La lecture d'Internet montre à quel degré de criminalisation systématique Israël est aujourd'hui porté, et pose une question. Qu'est-ce que la gauche a à voir avec un boycott qui est essentiellement l'otage de mouvements pour qui le mot "émancipation", le mot "liberté", le mot "égalité" sont des mots bannis ? Il n'est pas vrai que l'Etat d'Israël pratique l'apartheid de près ou de loin à l'égard des Israéliens d'origines musulmane, druze, bédouine, chrétienne. Ceux-ci ont les mêmes droits politiques, sociaux, sanitaires, économiques, éducatifs que les juifs. S'il y a des inégalités, celles-ci sont conjoncturelles et démenties par de nombreux contre-exemples. Et bien sûr, et contrairement à ce qui se passait en Afrique du Sud, Arabes et juifs prennent les mêmes transports en commun, se transfusent le même sang, et ont des rapports sexuels qui ne sont soumis qu'aux préjugés culturels, familiaux et claniques qui règnent sans doute moins chez les juifs que dans les autres communautés. Il n'est pas vrai que la barrière, ou le mur, de séparation relève d'une politique de discrimination : les faits parlent d'eux-mêmes ; depuis sa construction, les attentats criminels commis par des kamikazes fanatisés sont désormais impossibles ; et c'est dans cette heureuse impossibilité que le "mur" trouve son unique fondement. Il n'est pas vrai qu'Israël ait commis des crimes contre l'humanité à l'égard des populations palestiniennes lors de la guerre de Gaza : aucun soldat israélien n'a commis de viols, de meurtres délibérés de civils, d'assassinats de masse comme il s'en est fait au Congo, en Tchétchénie, au Soudan, pour ne parler que d'exemples récents. Et si les pertes civiles israéliennes se sont révélées bien moindres que les pertes civiles palestiniennes, c'est tout simplement que les responsables israéliens, soucieux de la vie de leurs compatriotes, ont mis en place des systèmes d'alerte et d'abris, tandis que, de l'autre côté, les miliciens du Hamas, dans la logique de leur conception terroriste du combat politique, ont sciemment exposé les populations civiles en s'abritant derrière elles. S'il y a eu des crimes de guerre, c'est que la guerre est criminelle, et qu'aucune armée, même l'armée israélienne, qui la plupart du temps a pris mille précautions pour prévenir les civils des bombardements, par SMS, par radio, ne peut éviter les crimes. 

La politique actuelle du gouvernement israélien n'est pas une bonne politique, même si, il ne faut pas l'oublier, jamais la Cisjordanie n'a connu une évolution politique et économique aussi prometteuse. Pour autant le gouvernement israélien ne fait aucun crédit à la paix. Ce n'est pas seulement la pression de tel ou tel minuscule parti religieux qui en est la cause, c'est à l'évidence le manque de vision du premier ministre israélien. Israël mérite-t-il pour autant une politique de boycott ? Non. Car boycotter Israël serait non seulement en faire un Etat criminel, ce qu'il n'est pas, mais l'unique Etat criminel de la région. Ce serait sanctionner de manière démesurée un peuple et un Etat au prétexte d'une politique gouvernementale ponctuelle, quand bien même ce peuple et cet Etat ont su, par le passé, montrer, en restituant le Sinaï et Gaza, qu'aucun projet colonial ne pouvait leur être imputé comme fait de structure. Le boycott relève, si l'on se place d'un point de vue politique responsable, d'une profonde myopie politique : c'est, en fait, livrer Israël aux forces et aux Etats criminels qui l'entourent, sous le seul prétexte qu'il se défend trop maladroitement ou trop agressivement face aux menaces de destruction. Lors des dernières élections régionales, certains ont été choqués de voir qu'un mouvement d'extrême gauche, le NPA, présentait une candidate qui portait le voile, affirmant par là sa foi musulmane. Mais personne n'a apparemment prêté attention au fait qu'elle portait également un keffieh autour du cou et qu'elle avait expliqué que son adhésion au NPA avait pour origine la campagne "antisioniste" de boycott à l'égard d'Israël. En votant pour cette candidate, votait-on pour le voile ou pour le keffieh ? Pour l'égalité entre les peuples ou pour la stigmatisation du seul Israël ? Pour les deux en même temps ? Un tel fait est profondément allégorique. Le boycott, c'est cela. C'est prendre avec le keffieh, le voile, ou inversement le voile avec le keffieh. C'est, dans une sorte de pure adhésion à un clan, se refuser à penser politiquement une situation qui est essentiellement politique. C'est en s'identifiant par le boycott à un acte symbolique massif et grégaire, faire d'Israël l'unique bouc émissaire d'un conflit qui, ne l'oublions pas, a entre autres pour enjeu son élimination de la surface de la Terre.


Eric Marty est écrivain, professeur de littérature contemporaine à l'université Denis-Diderot, Paris VII

24 · 01

"We will defeat you!"

Moment assez fort du discours de Barack H. Obama lors de la cérémonie d'investiture du 20 janvier 2009.

"We will not apologize for our way of life, nor will we waver in its defense. And for those who seek to advance their aims by inducing terror and slaughtering innocents, we say to you now that our spirit is stronger and cannot be broken -- you cannot outlast us, and we will defeat you."

Traduction [de l'anglais par Ariane Corbin-Favier, sur cette page du journal LeMonde] :

"Nous n'allons pas nous excuser pour notre mode de vie, nous le défendrons sans relâche, et à ceux qui essaient de réaliser leurs objectifs en propageant la terreur et en massacrant les innocents, nous disons : à présent, notre résolution est plus forte et ne peut pas être altérée.Vous ne pourrez pas nous survivre, et nous allons gagner."

16 · 01

Guerre au Proche-Orient et publicité sur Internet

Google Adwords est le fameux système qui permet de faire de la publicité sur Internet par achat de mots-clefs. Les mots-clefs ciblés permettent l'achat d'annonces sur le moteur de recherche, vous les avez tous vus dans la colonne de droite quand on affiche un résultat sur Google. Il est également possible de diffuser ces annonces sur le réseau de contenu de Google, c'est-à-dire sur les blogs et autres sites Web qui affichent de la publicité dans leurs pages. C'est le cas du quotidien Israélien Haaretz. Petite mésaventure pour le journal qui s'est vu faire de la pub involontairement pour un site prônant la Shari'ah, comme en témoigne cette copie-écran :

Media_httpwwwpasdehas_csokj


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